Ce marsupial se reproduit frénétiquement au dépend de son sommeil

Il semblerait que les dasyures du Nord mâles se reposent beaucoup moins que les femelles lorsqu’ils vadrouillent à la recherche de partenaires et s’épuisent au point de mourir de fatigue, selon une étude australienne parue dans Royal Society Open Science. Ces « chats marsupiaux » en danger d’extinction montrent d’étranges cycles de vie : tandis que le mâle ne vit généralement qu’un an et meurt après la première saison des amours, la femelle ne se reproduit qu’une seule fois mais vit environ trois ans. On dit qu'ils font preuve de sémelparité.

Le dasyure du Nord rencontre plusieurs difficultés, dont la prédation par les chats domestiques, les dingos et les renards, mais aussi la dégradation et la fragmentation de son habitat par les activités humaines. Le dasyure se nourrit principalement d'invertébrés, ainsi que de fruits et de petits vertébrés, notamment de batraciens. Le crapaud buffle constitue une menace pour le dasyure qui s'empoisonne en mangeant cette espèce invasive. © Wildlife Explorer, Wikimedia Commons
Le dasyure du Nord rencontre plusieurs difficultés, dont la prédation par les chats domestiques, les dingos et les renards, mais aussi la dégradation et la fragmentation de son habitat par les activités humaines. Le dasyure se nourrit principalement d'invertébrés, ainsi que de fruits et de petits vertébrés, notamment de batraciens. Le crapaud buffle constitue une menace pour le dasyure qui s'empoisonne en mangeant cette espèce invasive. © Wildlife Explorer, Wikimedia Commons

Les chercheurs australiens ont étudié les mécanismes derrière cet étonnant phénomène en récoltant des données sur les déplacements des dasyures. L’expérience a eu lieu pendant la saison des amours, et a duré sept semaines pendant lesquelles les animaux portaient des accéléromètres contenus dans de mini sacs à dos fixés sur leur dos. Les résultats montrent que les sept mâles étudiés se sont reposés 8 % du temps, tandis que les six femelles dormaient trois fois plus. Pendant leurs explorations frénétiques, les mâles parcourent de grandes distances, l’équivalent pour un humain de 35 à 40 kilomètres en une nuit ! Les auteurs écrivent que le manque de sommeil « pourrait expliquer la cause de la mort des mâles après la saison des amours (ils deviendraient des proies faciles, incapables d’éviter les collisions, ou mourraient d’épuisement) ». À la fin de leur courte vie, les mâles ont perdu du poids et de la fourrure qu’ils ne peuvent même plus entretenir, et se...

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