Marshall, premier pays à ratifier l'accord de Kigali sur le climat

Les îles Marshall sont devenues mardi le premier pays à ratifier l'accord de Kigali sur la réduction des gaz hydrofluorocarbures (HFC), qu'on trouve dans les réfrigérateurs ou les climatiseurs et qui contribuent fortement à l'effet de serre. "Mon pays ne survivra pas sans une action urgente pour réduire les émissions dans chaque pays et chaque secteur de nos économies", a déclaré dans un communiqué la présidente des îles Marshall, Hilda Heine (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Carlo Allegri

OSLO (Reuters) - Les îles Marshall sont devenues mardi le premier pays à ratifier l'accord de Kigali sur la réduction des gaz hydrofluorocarbures (HFC), qu'on trouve dans les réfrigérateurs ou les climatiseurs et qui contribuent fortement à l'effet de serre.

Le Parlement de l'archipel de l'océan Pacifique, exposé à la montée du niveau des mers en raison du réchauffement, a approuvé le pacte d'octobre 2016 signé par près de 200 pays dont les Etats-Unis. Les îles comptent 53.000 habitants.

"Mon pays ne survivra pas sans une action urgente pour réduire les émissions dans chaque pays et chaque secteur de nos économies", a déclaré dans un communiqué la présidente des îles Marshall, Hilda Heine.

"Cet accord est bon pour notre peuple, pour la planète et les profits de ceux qui suivront notre exemple."

L'accord de Kigali entrera en vigueur le 1er janvier 2019 à condition d'être ratifié par au moins vingt pays.

Les îles Marshall avaient été également le premier pays à ratifier l'accord de Paris de décembre 2015 sur la réduction des énergies fossiles, aujourd'hui ratifié par 132 pays.

L'arrivée au pouvoir du climatosceptique Donald Trump à la Maison blanche fait craindre aux acteurs de la lutte contre le changement climatique un désengagement de la part des Etats-Unis.

S'il a laissé entendre que Washington pourrait se retirer de l'accord de Paris, le nouveau président américain n'a rien dit de l'accord de Kigali, que son prédécesseur Barack Obama avait vivement défendu.

Les gaz HFC ont été introduits pour remplacer les chlorofluorocarbones (CFC), largement utilisés à l'époque dans la réfrigération et les aérosols.

L'objectif était alors de stopper la diminution de la couche d'ozone, qui protège la Terre du rayonnement ultraviolet. Mais les scientifiques ont constaté par la suite que les HFC contribuaient à l'effet de serre, dans certains cas 10.000 fois plus que le dioxyde de carbone.

(Alister Doyle; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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