À Marseille, Michèle Rubirola balaye l'idée d'une démission,

Lucie Oriol
·Journaliste au HuffPost
·3 min de lecture
Michele Rubirola en conférence de presse le 15 octobre 2020 (Photo by NICOLAS TUCAT/AFP via Getty Images) (Photo: NICOLAS TUCAT via Getty Images)
Michele Rubirola en conférence de presse le 15 octobre 2020 (Photo by NICOLAS TUCAT/AFP via Getty Images) (Photo: NICOLAS TUCAT via Getty Images)

MARSEILLE - Après son passage très commenté dans l’émission “Vous avez la parole” sur France 2, Michèle Rubirola, la maire de Marseille s’exprime en longueur dans une interview donnée à Libération, en compagnie de son premier adjoint, Benoît Payan. Style de communication, anicroches, priorités... L’édile fait le point sur une rentrée chahutée face à laquelle elle n’a visiblement nullement l’intention de se dérober.

Des rumeurs avaient bruissé d’une possible démission alors que l’édile écologiste a dû s’absenter pour une convalescence de quelques semaines suite à une opération chirurgicale. La présence forte de Benoît Payan dès la campagne avait lancé la machine tout comme une anecdote relatée mi-octobre par Le Monde dans laquelle elle avait dit “Tu es au courant que je ne reste que trois mois?”.

Mais Michèle Rubirola entend bien rester.

“Aujourd’hui, je suis ici et j’y reste”, assure-t-elle à Libération avant d’évoquer la petite phrase rapportée par Le Monde: “Je l’ai dit dans un certain contexte. Dans un milieu politique traditionnel, je ne resterais pas plus de trois mois. Mais nous ne sommes pas un milieu politique traditionnel. Comme l’a dit Benoît, c’est depuis 2015 que nous fonctionnons en binôme et ça nous convient très bien”.

Ce dernier loue de son côté un binôme efficace, avec ses désaccords certes, mais uni. “Je connais Michèle depuis cinq ans. On peut s’amuser à lui faire dire ou à faire dire à n’importe qui des petites phrases (...) on va toujours tenter de mettre des coins entre Michèle et moi, que ça vienne de nos opposants ou d’autres censés ne pas l’être”, ajoute Benoît Payan.

En colère contre France 2

Si Michèle Rubirola se veut rassurante sur son avenir et la qualité de son travail avec Benoît Payant, l’édile se montre en colère contre “Vous avez la parole”. Mal éclairée et tâtonnante, elle avait donné l’impression de lire des notes. Plus étonnante, le tournage avait lieu à Marseille, mais elle était en duplex depuis la mairie. Michèle Rubirola estime d’ailleurs qu’elle aurait dû se mettre en colère contre les conditions de production.

“Le gars de la technique, il me dit: “Vous avez vos écouteurs?” Pourquoi j’aurais des écouteurs? Il me répond: “Pour l’émission, il faut des écouteurs”. Je n’en ai pas, lui non plus (...) Donc une collègue est partie chercher ses écouteurs… J’aurais dû me mettre en colère sur les conditions de réalisation de l’émission. J’étais seule, là, avec une table minable, pas d’éclairage, pas de maquillage. Je n’ai pas de trousse de maquillage”, explique-t-elle.

Michèle Rubirola assure également qu’elle ne lisait pas ses notes, mais un iPad vers lequel on lui avait dit de regarder. Quant à son absence sur le plateau elle se défend: ”Il y a eu un quiproquo sur l’organisation. Un coup on m’a dit que je devais faire une vidéo, après on m’a dit c’est le plateau, après on m’a dit : “Non, parce qu’entre Véran et toi, ça ‘fighte” tout le temps’ Finalement, c’est un duplex qui est décidé, dont l’installation technique a duré tout l’après-midi!”.

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