A Marseille, quand les paquebots restent à quai, la pollution décolle

L'Oeil du 20 heures
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Un navire de croisière, même à quai, ça pollue. Les volutes de fumée s'élèvent toujours au-dessus des cheminées. Du haut de son jardin qui surplombe le port, Michèle Rauzier connaît bien le problème. Selon elle, depuis le début de la pandémie, l’air est devenu irrespirable : "Dix-sept bateaux de croisière qui restent toute l’année, c’est énorme. Mois je respire, je subis, je vis à côtré de ces bateaux."

Mais comment se fait-il que lorsque la croisière ne s’amuse plus, les moteurs restent en marche ? Sur place, il y a toujours de la vie à bord, une centaine de membres d’équipage et d’entretien. Ils cuisinent, se douchent, se chauffent. Pour alimenter cela, le navire utilise un générateur qui fonctionne avec les moteurs du bateau, au fioul. Un fioul cent fois plus polluant que celui d’une voiture diesel.

Les émissions d'oxyde d'azote, multipliées par six

Michèle Rauzier a installé des capteurs de mesures des particules fines. Elle y observe une pollution en moyenne une fois et-demi supérieure au seuil préconisé par l’organisation mondiale de la santé. Mais comment prouver que l’excès des émissions provient exclusivement des paquebots ? Le collectif de riverains demande l’installation urgente de capteurs sur le port.

"On est révoltés par le fait que nous ne sommes pas entendus par le port, pointe Guillaume Félisaz, on leur demande de mettre des capteurs, ils ne le font pas, en fait c’est délibérément une position de déni de leur part."

Dix fois plus de présence des navires

Une (...)

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