Marseille : la mère de l’enfant retrouvé mort admet les faits

C’est aux abords de ce pont que le corps d’un enfant de 12 ans a été retrouvé au bord de la rivière l’Huveaune à Marseille, le 29 octobre 2022.
NICOLAS BOVE / AFP C’est aux abords de ce pont que le corps d’un enfant de 12 ans a été retrouvé au bord de la rivière l’Huveaune à Marseille, le 29 octobre 2022.

FAIT DIVERS - Passage aux aveux. La mère de l’enfant atteint de troubles de l’autisme retrouvé mort samedi sur les bords du fleuve Huveaune à Marseille a reconnu avoir tué son fils, autiste, « à l’aide d’un couteau pris dans la cuisine », et ce dès vendredi, a annoncé le parquet ce dimanche 29 octobre dans un communiqué.

Placée en garde à vue samedi soir, cette femme de 39 ans a admis avoir d’abord « frappé son fils » dans son appartement vendredi, le jour où elle avait signalé sa « disparition », avant de l’emmener « dans le ravin (au bord de l’Huveaune) », où le corps sans vie a été retrouvé samedi par le père et l’oncle de l’enfant.

C’est « sur place » qu’elle l’a tué avec ce couteau, a précisé la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, précisant que l’enfant est « décédé dans l’après-midi, avant même le signalement de sa disparition ».

La famille avait affirmé la veille à l’AFP avoir d’abord retrouvé la veste de l’enfant samedi matin vers 08 h 30, au bord de l’Huveaune, avant de finalement retrouver le corps vers 13 heures, toujours au bord du fleuve, à une centaine de mètres de distance, en bas d’une pente raide donnant sur l’eau, dans des herbes hautes et des broussailles.

« Nous sommes allés voir la police tout de suite »

Sur des images prises par l’oncle avec son téléphone portable, que l’AFP a pu voir, l’enfant, habillé, est en position latérale, le visage tourné vers les broussailles. Toujours selon l’oncle, les marins-pompiers auraient conseillé à la famille de s’éloigner, le visage de l’enfant étant « abîmé ».

Le cadavre présentait « des plaies à l’arme blanche », avait ensuite précisé la procureure à l’AFP, en parlant également « de nombreuses traces de sang sur le trajet de la découverte du corps ».

« Nous sommes allés voir la police tout de suite », a répété la tante samedi auprès de l’AFP : « Quand c’est un enfant autiste comme lui, on ne laisse pas repartir les parents comme ça, on trouve une patrouille pour aller chercher », a-t-elle poursuivi. « S’ils étaient venus plus tôt… Après, je ne sais pas ce que ça aurait changé », a-t-elle ajouté, visiblement en colère. Informée quelques instants plus tard du placement en garde à vue de la mère, la tante a aussitôt fondu en larmes.

Selon elle, la mère s’occupait « à plein temps » de son fils, son seul enfant, et n’exerçait pas de profession : « J’avais essayé de l’aider pour qu’elle se fasse accompagner par des institutions spécialisées mais cela avait échoué, et cet enfant a dû manquer de l’encadrement dont il aurait eu besoin », a-t-elle expliqué.

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