A Marseille, l’audace pour éviter l’impasse

Libération.fr

Réalisateur de clips, traiteur, couturier… Dans des quartiers populaires des Bouches-du-Rhône, particulièrement touchés par le chômage, des jeunes inventent leur activité sans rien attendre des institutions. Témoignage de quatre d’entre eux.

Dans les quartiers Nord de Marseille et à Marignane, frappés par des taux de chômage record, les jeunes qui n’ont pas de travail et qui ont perdu tout espoir d’en trouver n’attendent plus grand-chose des pouvoirs publics, et encore moins des promesses de créations d’emplois faites par les politiques. D’ailleurs cette campagne présidentielle, dominée par les affaires, ne s’aventure que très rarement sur le terrain épineux de la lutte contre le chômage. Alors certains jeunes se lancent dans des micro-activités économiques, pour créer leur propre emploi et se constituer un revenu.

Pitchou «Les papiers, c’est pas mon truc»

Pour arriver chez Pitchou, il faut grimper neuf étages. L’ascenseur de sa tour est en panne, comme c’est fréquemment le cas dans les blocs vieillissants de sa cité du IIIe arrondissement de Marseille. Technologiquement parlant, ça s’améliore nettement quand on pousse la porte de la chambre du jeune homme : deux ordinateurs flambant neufs trônent sur une table et une caméra-drone attend son heure dans un carton, près du lit. La pièce est devenue le bureau du jeune homme de 25 ans. Sa dernière création s’affiche sur l’écran : un rappeur tendance PNL, chantant devant un lac, un feu de camp, au volant d’une voiture… Le clip, réalisé en janvier, totalise déjà plus de 900 000 vues sur YouTube. C’est presque la soixantième création du Marseillais qui, depuis trois ans maintenant, vit de ce talent acquis sur le tas.

Son parcours professionnel, Pitchou ne le doit à aucun diplôme, aucune antenne locale pour l’emploi. Comme beaucoup de gens de son quartier, l’un des plus pauvres de France, il s’est dit très tôt qu’il ne fallait rien attendre du système. La campagne présidentielle, Pitchou s’en fout un peu. A peine sait-il (...)

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