Marseille : la jeune femme grièvement blessée par une balle perdue cité Saint-Thys est morte

Une femme de 24 ans avait reçu dimanche une balle de Kalachnikov dans son appartement du 3e étage dans la cité Saint-Thys. Elle était depuis en état de mort cérébrale.

Cette femme de 24 ans était en état de mort cérébrale après avoir été touchée par une balle, dimanche soir, dans la cité Saint-Thys dans le 10e arrondissement de Marseille.

Le parquet de Marseille annonce son décès ce mardi 12 septembre, comme le rapportent BFMTV, Le Parisien et franceinfo. C’est une victime indirecte des violences liées au narco-banditisme.

Alors que la plupart des victimes sont des hommes jeunes, parfois des adolescents, petites mains du trafic, dimanche soir vers 23h, c’est une jeune femme qui « vivait sa vie tranquillement » avec sa mère qui a été touchée à la tête par une rafale de Kalachnikov dans leur appartement, au 3e étage d’un immeuble.

Des tirs ont eu lieu dans un premier temps au niveau de la pharmacie de son groupe d’immeubles à Saint-Thys, quartier classé prioritaire, près de laquelle il est « habituel » que des jeunes se regroupent le soir et où se situait un point de trafic de stupéfiants.

« Après ce premier tir à l’aveugle, un deuxième à l’aveugle en l’air va impacter » l’appartement de la victime ainsi que deux autres logements, où se trouvaient deux dames âgées de 79 et 86 ans qui n’ont pas été blessées, mais sont psychologiquement atteintes, selon Dominique Laurens.

Vingt-trois douilles de kalachnikov ont été retrouvées sur place. Donc, même si cette jeune femme « apparaît comme une victime collatérale », la troisième depuis le début de l’année, « l’intention de l’homicide prémédité est caractérisée par le passage à l’acte », pour la magistrate.

L’enquête, confiée à la police judiciaire, est ouverte pour « tentatives d’assassinats en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime ».

Depuis quelques mois, les autorités policières et judiciaires s’inquiétaient d’une « vendetta » entre gangs de trafiquants de drogues, une guerre de territoire à coups de rafales tirées à l’aveugle sur ou à proximité de points de deal. Des violences qui ont déjà fait une quarantaine de morts dans la deuxième ville de France depuis janvier, dépassant le bilan 2022 (31 morts).

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