Marseille : l'enfer des prostitués nigérianes, piégées par des croyances magiques

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Une cellule de proxénétisme nigérian a été démantelée à Marseille. Douze hommes et femmes sont accusés d'avoir détourné le "juju" pour prostituer des filles.

Battues, parfois violées, des prostituées nigérianes sont manipulées dès leur plus jeune âge par des croyances anciennes qu’utilisent les proxénètes. Elles ont décidé de porter plainte.

La plupart viennent d’une seule région du Nigéria et plus précisément de Benin City, une ville très pauvre gangrénée par des gangs appelés “cults”. Des jeunes filles ont pour promesse d’apporter la richesse à leur famille si elles acceptent de se rendre en Europe. Avant de partir, elles célèbrent le “juju”, une cérémonie aux airs de vaudou, qui lie le gang à la jeune fille, où du sang, des poils pubiens ou des organes d’animaux peuvent être mangés ou bus.

“Le droit de passage” en Europe coûte entre 40 000 et 60 000 euros. Une dette qui pèse sur les jeunes filles, menacées de représailles démoniaques si elles ne remboursent pas tout l’argent. Des écoutes téléphoniques menées en 2017 et 2018 ont montré que les filles avaient vraiment peur de tomber malade ou que leur famille soit touchée par le mauvais sort.

Une exploitation sans limite

Une fois sur les trottoirs marseillais, l’exploitation est sans limite. Les filles doivent toujours plus coucher pour des prix au rabais, 20 à 30 euros la passe. Elles sont giflées, frappées, parfois violées, raconte La Provence. Ces abus ont poussé certaines d’entre elles à porter plainte et à s’affranchir de leurs croyances.

Un réseau très structuré de 12 personnes a pu être démantelé. Tous sont sur le banc des accusés et nient être proxénètes. Les filles on été prises en charge par l’Amicale du nid, une association venant en aide aux personnes en situation de prostitution.

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