Marseille : un carnaval sauvage qui pose question

Des chants, des rires et de la joie : les scènes filmées dimanche 21 mars à Marseille (Bouches-du-Rhône) sont semblables à celle de la vie avant Covid. Mais en temps de pandémie, la moitié des participants à ce carnaval non autorisé ne portait pas de masque. Cette parenthèse dans le confinement peut-elle avoir des risques sanitaires pour la région ? "Lorsqu’on est collés, face à face, qu’on va parler, qu’on va boire, qu’on va chanter, qu’on va crier, comme c’était le cas, on va transmettre des particules de gouttelettes virales contaminantes, et le risque ce sont des transmissions insidieuses cinq à sept jours plus tard, après incubation de la maladie, où on va alimenter des chaînes de transmission", explique Dr Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). "Si c’était à refaire, on le referait" Une femme qui était dans le cortège ne voit, de son côté, aucun problème. "C'est un carnaval de quartier qui n'a jamais été déclaré, jamais été autorisé", défend-elle, assurant que ce n'était pas déraisonnable. "Si c'était à refaire, on le referait", confie-t-elle. Des dizaines de contraventions ont été dressées pour non port du masque et des personnes ont été interpellées. La mairie va porter plainte pour les dégradations faites sur le mobilier urbain.