Marseille : le carnaval en pleine crise sanitaire fait polémique

Le gouvernement ne décolère pas après le carnaval qui a réuni plus de 6 500 personnes dimanche 21 mars à Marseille, sans autorisation ni mesures sanitaires, et ce en pleine troisième vague d'épidémie de Covid-19. Le ministre de l'Intérieur a annoncé neuf interpellations et des dizaines de verbalisations. Pourtant, le rendez-vous était affiché dans le quartier plusieurs jours en avance, avec le lieu et l'heure du carnaval indépendant. Pour les riverains, il n'avait rien d'une surprise et aurait dû être mieux encadré. "Il a lieu tous les ans, à la même date, et les pouvoirs public sont au courant. On ne comprend pas bien pourquoi le truc n'est pas bordé en termes de sécurité", pointe Jean Brillanti, membre du collectif Riverains de La Plaine. Une intervention risquée Parti à 14h30, le cortège n'a cessé de grossir jusqu'à l'arrivée sur la Cannebière. Les 300 policiers postés tout autour ont attendu plus de trois heures avant d'intervenir. Mais le faire plus tôt aurait été risqué. "On est obligé d'user d'un minimum de force pour les disperser", explique Rudy Manna du syndicat Alliance police Marseille. "À 15h30 avec des enfants en bas âge, c'est totalement impossible", ajoute-t-il. Parmi nos sources . Enquête de terrain dans le quartier de la plaine . Mairie de Marseille. Rencontre avec l’adjoint au maire chargé de la sécurité . Dépêche AFP Marseille . Chiffres sur les interpellations donnés par la préfecture de police . Informations sur les procédures judiciaires en cours données par le parquet du TGI de Marseille Liste non exhaustive