Marseille: un adolescent tué par balles et deux mineurs blessés dans une cité

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Des policiers surveillent le lieu où un jeune a été tué dans une cité du nord de Marseille en 2017

Un adolescent de 14 ans a été tué par balles et deux mineurs, l'un de 14 ans, l'autre de 8 ans, ont été blessés mercredi soir dans une cité de Marseille, a indiqué le parquet, le ministre de l'Intérieur dénonçant un acte "ignoble".

"Il y a l'intervention d'une moto avec a priori deux personnes armées d'au moins un fusil d'assaut, type kalachnikov, qui ont fait feu (...) dans la rue", a précisé à l'AFP le parquet.

"Un adolescent de 14 ans a été tué et il y a eu deux blessés", un jeune du même âge et un enfant de huit ans, ce dernier ayant été touché légèrement, a-t-il ajouté, confirmant une information du quotidien La Provence. Les deux personnes à moto ont pris la fuite.

Le parquet n'a pas précisé si les mineurs étaient spécifiquement visés par les personnes armées. Les faits se sont produits à la cité des Marronniers, dans le 14e arrondissement de Marseille, l'un des plus déshérités de la ville, à l'entrée d'un parking, ont indiqué jeudi matin des habitants à un journaliste de l'AFP sur place.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

"Les enquêtes judiciaires sont en cours, mais a priori il apparaît assez évident que la guerre des territoires pour récupérer des points de deal (de drogue) rémunérateurs est sans doute une des raisons de ces attaques à main armée", a estimé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'un point presse à la gendarmerie de Gardanne, une ville près de Marseille.

Saluant les "familles endeuillées", il a souligné que ces " faits absolument inacceptables" montrent "la terreur qui s’installe dans des quartiers ou des cités dont on sait qu’ils sont la proie des trafiquants de drogue".

Plusieurs homicides par balles ont eu lieu ces derniers mois dans la deuxième ville de France dans des cités et quartiers touchés par les trafics de drogue. Onze personnes sont officiellement décédées depuis le début de l'année dans des règlements de compte dans les Bouches-du-Rhône, selon des chiffres de la préfecture de police de la mi-août.

"Des trafiquants sont partis à l’étranger pour fuir la police nationale, d'autres en sont prison, des gens veulent prendre leur place, ceci explique sans doute cela", a estimé M. Darmanin qui a fait de la lutte contre le trafic de drogue une de ses priorités.

"Au-delà de ce fait divers ignoble, ces dix dernières années les morts par règlements de compte ont été divisés par deux à Marseille et j'encourage la police nationale à continuer son travail pour imposer la règle républicaine face aux trafiquants de drogue", a-t-il ajouté.

iw-ol/shu

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