Ces Marseillais ne veulent pas de Macron mais, face à Le Pen, ils feront barrage

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CAMPAGNE - C’est l’un des enjeux du meeting marseillais d’Emmanuel Macron ce samedi 16 avril: convaincre l’électorat de Jean-Luc Mélenchon majoritaire dans la cité phocéenne et pourquoi pas quelques sympathisants du Rassemblement National.

La mission est d’importance puisqu’ici c’est le leader de la France Insoumise qui a emporté haut la main le premier tour de l’élection présidentielle, flirtant dans certains arrondissements avec 60% de votes en sa faveur.

Le 3ème arrondissement marseillais occupe la première place du podium. Dans ce quartier populaire se côtoient habitants historiques modestes et nouveaux venus branchés, deux électorats cibles de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Au café de la poste, rue de la Belle de Mai, Kamel et son fils Ramzy tiennent le comptoir. Le patriarche a donné sa voix au troisième homme de l’élection quand son fils lui a préféré l’inénarrable Jean Lassalle.

“Je voterai Macron pour faire barrage à Marine Le Pen” indique sans détour Kamel précisant que dans le quartier, certains ont tout de même voté Le Pen; si peu: 13,54% des suffrages exprimés dans l’arrondissement et presque deux fois moins que la moyenne nationale.

Dans les bistrots alentour, on s’interdit de parler politique, à l’inverse de “La friche de la belle de mai” endroit associatif où se côtoient bar-restaurant, expositions et skatepark. Ici, Marin s’occupe de travailleurs précaires: “Si Marine Le Pen passe, pour tous ces gens, c’est une catastrophe. Malgré tout, il y a des gens qui n’iront pas voter, et ça c’est très grave.”

Il n’y a pas la même certitude sur la table voisine où le quinquennat Macron pèse sur la conscience électorale: “J’hésite, je ne veux vraiment pas d’Emmanuel Macron. J’irai voter, mais ce sera difficile”.

Le 11e arrondissement et Marine Le Pen en tête

Changement de décor, quelques kilomètres et deux trajets de bus plus loin. Les ruelles sont devenues de Grands Boulevards bordés de grandes enseignes. Des cités tours et des maisons résidentielles, ici on a voté à 29,96% pour Marine Le Pen, laissant Emmanuel Macron 8 points derrière. Jean-Luc Mélenchon occupe, lui, la deuxième place à 1700 voix de sa rivale d’extrême droite.

Pourtant, difficile de trouver un électeur du rassemblement National. C’est plutôt la France Insoumise qui semble occuper l’espace dans les conversations, surtout chez les plus anciens. Seul le maire, encarté chez Les républicains, témoigne du vote droitiste des habitants du 11ème arrondissement de Marseille.

Pour Sylvain Souvestre, élu en 2020 sur les 12ème et 11ème arrondissements de Marseille et membre du parti Les Républicains, il y a une part d’Histoire dans le vote lepéniste: “Il y a des cités de pieds-noirs, de gens qui sont venus et qui votaient déjà extrême, extrême gauche ou extrême droite associés à des noyaux villageois très résidentiels.” Et de faire justement remarquer “Si on associe les trois extrêmes (Zemmour, Mélenchon, Le Pen, NDLR), ils font 65% dans le 11e arrondissement marseillais”. La candidate de son parti, Valérie Pécresse a, elle, fait ici... 2,66% des votes.

À voir également sur Le HuffPost: Un référendum sur la peine de mort? Marine Le Pen dit tout et son contraire.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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