Mars : ces nuages l'auraient rendu habitable plus longtemps

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Perseverance, Ingenuity. Depuis quelques semaines, la planète Mars fait la Une. Et aujourd’hui encore. Mais cette fois, c’est son climat qui est à nouveau mis en avant. Car il n’a pas toujours été aussi froid et sec. Les chercheurs le savent depuis quelque temps. Pourtant ils ignorent toujours par quel processus exactement un climat doux a pu, par le passé, s’établir sur la planète rouge. Alors même qu’elle reçoit moins d’un tiers de l’énergie solaire que nous recevons sur Terre. Des planétologues de l’université de Chicago (États-Unis) suggèrent que des nuages de glace d’eau pourraient avoir aidé.

Mars : « Pour la première fois, nous pouvons retracer l’évolution du climat sur plusieurs millions d’années »

« Il existe une déconnexion embarrassante entre nos preuves et notre capacité à les expliquer en termes de physique et de chimie », raconte Edwin Kite, chercheur, dans un communiqué. « Notre hypothèse contribue à combler cet écart. » Son modèle informatique valide en effet cette explication prometteuse : une fine couche de nuages de glace de haute altitude a pu se former dans l’atmosphère de Mars par le passé, provoquant un effet de serre.

Rappelons que d’autres idées ont été avancées par les astronomes au fil des années. Une collision avec un énorme astéroïde qui aurait libéré suffisamment d’énergie pour réchauffer la planète rouge, par exemple. Mais les calculs ont rapidement montré les limites de ces propositions.

Perseverance, le rover de la Nasa arrivé sur Mars en février dernier — ici en illustration dans le cratère Jezero — devrait fournir des données utiles à mieux comprendre comment et pourquoi le climat de la planète rouge a basculé dans le passé. © JPL-Caltech, Nasa
Perseverance, le rover de la Nasa arrivé sur Mars en février dernier — ici en illustration dans le cratère Jezero — devrait fournir des données utiles à mieux comprendre comment et pourquoi le climat de la planète rouge a basculé dans le passé. © JPL-Caltech, Nasa

Un modèle cohérent en attendant les preuves de Perseverance

Selon les chercheurs de l’université de Chicago, même une petite quantité de nuages dans la haute atmosphère d’une planète peut, en revanche, augmenter considérablement sa température. Le même genre d’effet qu’a le dioxyde de carbone...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura