« On en a marre » : à Paris, la CGT-Santé crie sa colère

Par Thibaut Déléaz

Quelques centaines de personnels de santé ont manifesté ce mercredi 11 septembre à Paris à l'appel de la CGT.

La grève des urgences continue malgré les propositions du gouvernement. Ce mercredi à Paris, les personnels de santé ont défilé à l'appel de la CGT.


Malgré les annonces de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, la grève des urgences se poursuit. Plusieurs centaines de personnels ont défilé ce mercredi 11 septembre à Paris à l'appel de la CGT. Parti de la place d'Italie en début d'après-midi, le cortège a rejoint le ministère des Solidarités et de la Santé où une délégation espérait être reçue par Agnès Buzyn.

Urgences, hôpitaux, Samu, pompiers... Plusieurs secteurs étaient représentés, venus de toute la France. « Les annonces de Mme Buzyn sont irréalistes », tacle Linda, infirmière aux urgences de Toulon (Var), dont le personnel est en grève depuis fin juin. Elle pointe du doigt une des propositions de la ministre qui souhaiterait que les professions paramédicales puissent réaliser des tâches supplémentaires pour soulager les médecins, contre une « prime de coopération » de 80 euros. « On ne demande pas à faire le travail des médecins, mais d'avoir les moyens de faire le notre correctement. »

Des conditions de travail qui se dégradent

Ces dernières années, elle assure que la situation aux urgences s'est dégradée. « On manque de personnel soignant et de médecins, on priorise les soins d'urgence vitale sur les urgences relatives, le temps d'attente augmente... Résultat, ça dégoûte les jeunes qui ont voulu faire ce métier, et on a un gros turnover. » Avec ses collègues, elles aimeraient que le gouvernement leur accorde les « 300 euros d'augmentation demandés », qu'il « forme du personnel » et « arrête de fermer des lits ». Des demandes portées par le collectif Inter-Urgences qui a décidé mardi lors de son assemblée générale de reconduire la grève.

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