Marquée par le massacre de Port Arthur, l'Australie a fortement limité les violences par arme à feu

Quand il est question du contrôle des armes à feu, un pays est régulièrement cité en exemple, c’est l’Australie. En 1996, le pays est marqué par le massacre de Port Arthur, en Tasmanie, une tuerie de masse, dans laquelle 35 personnes vont être abattues. Le drame va pousser le gouvernement, alors dirigé par le conservateur John Howard, à réformer en profondeur la législation sur les armes à feu et la mise en œuvre d’un programme de rachats d’arme. Des mesures qui ont permis de réduire considérablement les violences par arme à feu.

Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Lorsqu’il a fait voter sa réforme en 1996, l’ancien Premier ministre John Howard, loin de pouvoir compter sur un soutien unanime, s’était mis à porter un gilet pare-balles. Quelques semaines seulement après le massacre de Port Arthur, il interdit les armes automatiques et semi-automatiques, soumet leur vente et leur achat à des contrôles stricts et surtout, met en place un programme de rachat d’armes à feu.

Par ce biais, ce sont entre 650 000 et 1 millions d’armes à feu qui ont pu être récupérées, soit, entre un quart et un tiers des armes alors en circulation.

Une réduction aussi du nombre de propriétaires d’armes à feu

Le nombre de morts par arme à feu déclinait déjà structurellement en Australie, mais il a chuté drastiquement après l’adoption de ces lois: - 42% pour les homicides, et - 57% pour les suicides, sept ans après la mise en œuvre de cette réforme, qui a également conduit à une réduction massive du nombre de propriétaires d’armes à feu.

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