Maroc: Maâti Monjib poursuit sa grève de la faim, RSF appelle à sa libération urgente

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Maâti Monjib est en grève de la faim depuis le 4 mars dernier. Cet historien et journaliste franco-marocain entend ainsi protester contre sa détention. Reporters sans frontières appelle à sa libération urgente.

Arrêté fin décembre, Maâti Monjib purge depuis fin janvier une peine d'un an de prison pour fraude et atteinte à la sécurité de l’Etat. En signe de soutien, l'ONG RSF avait organisé vendredi une action symbolique devant l’ambassade du Maroc à Paris.

« Il y a urgence, insiste Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF. Ça fait 17 jours qu’il est en grève de la faim, parce qu’il est détenu de façon arbitraire, parce qu’il a subi un procès inique. C’est vraiment une procédure qui ne respecte pas les canons élémentaires de la justice. Les droits de la défense ont été bafoués. Maati Monjib est un journaliste, un historien, un homme engagé, mais selon nous c’est un journaliste qui gêne le pouvoir manifestement. Un pouvoir qui, au Maroc, trop souvent, instrumentalise la justice pour régler ses comptes avec des journalistes qui font tout simplement leur travail. Maati Monjib a été l’un des fondateurs de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation. Il a formé des centaines de journalistes et, très clairement, il a été l’objet de procédures iniques, en dehors de la question du fond. Et aujourd’hui, l’iniquité de la procédure, tout comme la dégradation de son état de santé, justifie une libération inconditionnelle et immédiate. »

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