Le Maroc gracie près de 30 «repentis» condamnés pour «terrorisme» lors de l’Aïd el-Fitr

Au Maroc, le roi Mohamed VI a gracié près d'un millier de prisonniers, lundi 2 mai, à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, la fête de la fin du ramadan, le mois du jeûne pour les musulmans. Une trentaine parmi eux étaient condamnés dans des affaires liées au terrorisme, mais après avoir suivi un programme de réhabilitation, le ministère de la Justice affirme qu’ils sont repentis.

Au total, 29 condamnés emprisonnés pour « terrorisme ou extrémisme » ont été libérés, alors que six autres ont vu leurs peines réduites. Ces personnes « rejettent l'extrémisme et le terrorisme » indiquent les autorités et ceci après avoir révisé leurs orientations idéologiques.

Selon le communiqué du ministère de la Justice, ces détenus ont été graciés après avoir officiellement exprimé leur attachement aux institutions de l'État et à la sacralité de la Nation.

Rabat a lancé, en 2017, un programme de réinsertion dans ses prisons pour la Mousalaha - la réconciliation - qui cible des détenus pour terrorisme et qui souhaitent se repentir.

C'est la neuvième fois que des repentis sont libérés dans le cadre de ce programme. Parmi 222 prisonniers ayant suivi cette formation, 156 ont été libérés, dont huit femmes.

Depuis 2002, le Maroc a arrêté 3 500 personnes accusées de liens avec des groupes islamistes radicaux ou qui étaient parties combattre en Syrie ou en Irak. Au total, le roi Mohammed VI a également gracié 958 personnes condamnées par les tribunaux marocains à l’occasion de l’Aïd el-Fitr.

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