Marne : des gendarmes pour labourer la campagne

Libération.fr

Comme dans 24 autres départements, une brigade a été spécialement détachée pour renouer le lien avec les habitants.

C’est un pays de bois et de colza qui défile derrière les vitres de la petite Clio des gendarmes. Un pays où les fermes se nichent au creux des vastes plaines, loin, très loin des centres urbains. Ce matin-là, la brigade territoriale de contact (BTC) de Sainte-Menehould (Marne) sillonne le sud du canton. Au programme, ni contrôles routiers ni procédures judiciaires. Il s’agit juste de rencontrer les habitants les plus isolés, de recueillir des renseignements utiles, de rassurer, et de parler. Encore et encore.

Durant six mois, l’adjudant-chef Lydia Tadeous, ainsi que les trois gendarmes placés sous son autorité, ont quasi carte blanche pour reconquérir un peu du lien délité au gré des saignées budgétaires. Il y a bien longtemps, les pandores nommaient cette partie de leur mission «la surveillance générale». L’initiative, entamée en février, s’étire sur 24 autres départements. A son terme, la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) évaluera le dispositif, qui semble avoir déjà conquis les administrés.

Salades. Sur les hauteurs de Villers-en-Argonne, à l’endroit même où tombèrent nombre de braves à la fin de la Grande Guerre, la Clio se range à l’ombre d’une étable bondée de vaches laitières. Le visage interdit du paysan montre que, pour lui, la vue des gendarmes rime encore avec arrivée des ennuis. Il enclenche la première et file livrer quelques stères de bois. Reste le fils, un trentenaire bien bâti, lui aussi un peu interloqué. La discussion se noue sur la taille des salades. Mais ripe rapidement sur les cambriolages, plaie locale.

En effet, campagne ne rime pas forcément avec tranquillité. «Les réseaux criminels n’aiment rien moins que le calme pour établir leur base arrière, témoigne le colonel Olivier Courtet, qui dirige le groupement de la Marne. Ce n’est pas parce que la densité est très faible [15 000 habitants répartis sur (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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