Marlène Schiappa : « En une semaine, Sandrine Rousseau a menti sur Laurence Rossignol, craché sur Élisabeth Badinter et m’a dénigrée »

Marlène Schiappa lors de la cérémonie dinvestiture d'Emmanuel Macron le 24 avril 2022.  - Credit:Alexis Sciard / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP
Marlène Schiappa lors de la cérémonie dinvestiture d'Emmanuel Macron le 24 avril 2022. - Credit:Alexis Sciard / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

Les débats sur les violences sexuelles et le monde politique n'en finissent pas de tourmenter les partis. Pour Marlène Schiappa, la ministre de l'Économie sociale et solidaire – précédemment secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes –, les prises de position de Sandrine Rousseau sont problématiques. Interview.

Le Point : Sandrine Rousseau considère que vous n'avez aucune légitimité à vous exprimer sur le féminisme, car vous ne seriez pas une victime. Cela vous fait réagir ?

Marlène Schiappa : Je remarque que dans la même semaine Sandrine Rousseau a menti sur Laurence Rossignol, craché sur Élisabeth Badinter et dénigré Marlène Schiappa… Je trouve cela curieux de la part d'une féministe soi-disant préoccupée par la sororité de s'en prendre comme par réflexe aux autres féministes. J'essaye de ne jamais m'y abaisser, mais je ne veux pas non plus tendre l'autre joue… Je ne suis pas devenue féministe pour juger les autres femmes en fonction de leurs traumas réels ou supposés ! Jamais je ne me permettrais de dire à quelqu'un qu'il n'est « pas assez victime » pour s'exprimer. C'est immonde de dire ça ! Sandrine Rousseau ne connaît rien des violences que j'ai vécues dans ma vie et au demeurant, je n'ai aucune envie de me confier à elle sur le sujet. Je pense que chaque femme se reconstruit comme elle l'entend. Me concernant, je refuse d'être une victime à vie. Ce n'est pas parce que j'ai été victime dans le passé que je suis devenue aujour [...] Lire la suite