Mark Galeotti : "Aujourd'hui, le contrat social est mort en Russie"

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L'écrivain basé à Londres, spécialiste de la Russie et de la criminalité transnationale, a longtemps critiqué l'attitude de l'Occident concernant le régime de Vladimir Poutine. Dans son dernier livre, "Brève histoire de la Russie"*, il considère que le chef du Kremlin est entré depuis une décennie dans "un autoritarisme post-moderne, une forme supérieure de l’autoritarisme à l’ancienne" dont l'affaire Navalny est le plus éclairant des symboles.

Marianne : Vous publiez en France votre dernier livre, " Brève histoire de la Russie ", comment caractériseriez-vous la Russie actuelle, dirigée depuis 20 ans par Vladimir Poutine ?Mark Galeotti : Comme une période de transition. A l’échelle de l’histoire russe, je doute que cet épisode garde la moindre place. Ce qui est d’autant plus ironique que Vladimir Poutine est désespérément obsédé par sa place dans l’histoire. S’il y reste, ce sera en tant que dernier halètement de l’homo sovieticus. Le Kremlin se considère comme en guerre avec l’Ouest et cherche toutes les occasions pour le prouver. Inversement, Poutine est devenu un formidable bouc émissaire en Occident. Aux Etats-Unis, les démocrates l’accusent d’avoir fait élire Donald Trump. En Grande-Bretagne, certains le blâment pour le Brexit. Or Poutine n’a fait qu’exploiter les opportunités qui s’offraient à lui mais ne les a certainement pas créées. La Russie est entrée depuis une décennie dans un autoritarisme post-moderne, une forme supérieure de l’autoritarisme à...

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