Marioupol: Le régiment ukrainien Azov diffuse des images d'enfants réfugiés dans un bunker

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GUERRE EN UKRAINE - “Nous avons joué au téléphone mais nous voulons rentrer à la maison, nous voulons voir le soleil”. C’est ce que déclare une jeune fille, portant un sweat à capuche gris, face caméra. Dans une vidéo mise en ligne samedi 23 avril par le bataillon ukrainien Azov, des femmes et des enfants qui auraient tenu bon dans les bunkers souterrains du complexe sidérurgique Azovstal, dans la ville assiégée de Marioupol, ont déclaré vouloir rentrer chez eux auprès de leur famille.

La vidéo montre des hommes en uniforme marchant à l’intérieur d’un bunker du complexe sidérurgique Azovstal. Des lettres sur le mur d’un couloir indiquent “Enfants” alors que des soldats entrent et annoncent qu’ils ont apporté de la nourriture et des cadeaux pour les enfants.

Évacuations “perturbées”

Le bataillon Azov a été créé en 2014 en tant que groupe comprenant des volontaires nationalistes pro-ukrainiens qui ont combattu les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, principalement dans la région du Donbass. Kiev a ensuite incorporé les combattants d’Azov en tant que régiment dans sa Garde nationale. La Russie accuse le groupe d’être “une organisation néonazie”, une allégation que l’Ukraine rejette en la qualifiant de pure propagande.

Les autorités ukrainiennes devaient tenter à nouveau samedi d’évacuer des civils depuis le port de Marioupol, en grande partie contrôlé par l’armée russe, selon la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk, alors que les frappes russes sur l’aciérie Azovstal ont repris, selon un autre responsable ukrainien.

L’évacuation de civils de Marioupol est “perturbée” par les Russes, a expliqué en début de soirée, l’adjoint au maire de la ville. Selon Petro Andriouchtchenko, quelque 200 résidents de cette ville portuaire et industrielle sur la mer d’Azov avaient commencé à se rassembler pour être évacués lorsqu’ils ont été “dispersés” par l’armée russe.

Certains auraient été ensuite contraints de monter dans des bus en partance pour Dokoutchaïevsk, une localité occupée par les Russes, à 80 km au nord. “Les gens n’avaient pas le droit de quitter le bus”, a fustigé l’adjoint au maire, précisant que les Russes auraient évoqué “des tirs de la part des nationalistes (ukrainiens) sur le lieu d’évacuation” pour justifier ce changement d’itinéraire.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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