Marion Maréchal : « Supprimer l’ENA, l’indigne démagogie de Macron »

Par Marion Maréchal
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Marion Maréchal, la directrice de l'Institut de sciences sociales économiques et politiques (Issep) à Lyon, en 2018.
Marion Maréchal, la directrice de l'Institut de sciences sociales économiques et politiques (Issep) à Lyon, en 2018.

La promesse avait été faite en 2019, au lendemain tout juste de la crise des Gilets jaunes. Deux ans plus tard, Emmanuel Macron lui donne corps : l'École nationale de l'administration (ENA) va disparaître. Devant les hauts fonctionnaires, le président de la République a annoncé que le prestigieux établissement sera remplacé par un « Institut du service public ». Un changement de nom mais aussi de tronc commun avec les autres écoles de la haute administration pour corriger tous ces écueils que l'on reproche à l'ENA : l'entre-soi, la déconnexion d'une élite, le manque de diversité sociale. Loin de l'idée de méritocratie qu'en avait le ministre de l'Éducation Jean Zay, dans les années 1930, qui a le premier rêvé d'une école de hauts fonctionnaires pour défendre la République.

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Dans une tribune au Point à lire ci-dessous, Marion Maréchal, directrice générale de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (Issep), ancienne députée Front national de la troisième circonscription du Vaucluse, récuse le choix d'Emmanuel Macron de supprimer l'ENA. Certes, la nièce de Marine Le Pen a longtemps dénoncé « l'arrogance d'une élite », mais elle tance aujourd'hui le calcul politique du chef de l'État qui, à ses yeux, veut par cette décision faire table rase de « l'héritage du général de Gaulle » qui a donné naissance à l'ENA. Et d'affirmer : « Telle est la maladie du progressisme. »

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