Mario Draghi appelle à «reconstruire» l'Italie

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Dans son discours inaugural au Sénat, le nouveau chef du gouvernement, Mario Draghi, visiblement très ému, a appelé à reconstruire l’Italie, lacérée par la crise sanitaire et économique, dans un esprit d’unité. Les sénateurs se prononceront ce mercredi 17 février au soir sur les grandes lignes de son programme par un vote de confiance.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Mario Draghi a lancé un appel vibrant à toutes les forces politiques mercredi 17 février. « Aujourd’hui, l’unité n’est pas une option c’est un devoir. Mais c’est un devoir guidé, j’en suis certain, par ce qui nous unit tous : l’amour pour l’Italie », a-t-il déclaré devant le Sénat.

Mario Draghi, 73 ans, a succédé samedi à Giuseppe Conte, contraint à la démission après l'explosion de sa coalition, alors que l'Italie approche de la barre des 100 000 morts liées au Covid-19. Le nouveau Premier ministre a illustré l’orientation de son gouvernement. Il sera ancré dans l’européisme et l’atlantisme. Et renforcera ses liens avec ses partenaires, notamment la France et l’Allemagne.

« Comme les gouvernements de l'immédiat après-guerre, nous avons la responsabilité de lancer une Nouvelle Reconstruction », a-t-il affirmé lors de la présentation de son programme au Parlement. « C'est cela notre mission en tant qu'Italiens : laisser un pays meilleur et plus juste à nos enfants et petits-enfants », a-t-il ajouté.

Première mission : combattre la pandémie

Mario Draghi a indiqué que la première mission sera de « combattre la pandémie de coronavirus, par tous les moyens » et de renforcer le système de santé publique. Puis il a indiqué d’autres priorités pour reconstruire l’Italie : l’éducation, la culture, l'innovation, la numérisation, la transition écologique, bien sûr, la formation, la parité hommes-femmes. Mais aussi l’égalité entre les générations et les territoires.

Enfin, il entend réformer l’administration publique, le fisc et la justice. Des réformes indispensables pour bien gérer les 209 milliards d’euros du plan de relance européen.

Les sénateurs se prononceront ce mercredi soir sur les grandes lignes de son programme par un vote de confiance. Demain, jeudi, ce sera au tour de la Chambre des représentants de s'exprimer.