Sous-marins : le revirement "va laisser des traces" entre la France et les États-Unis

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La France dénonce "un coup dans le dos" et une décision "brutale". Mercredi, l'Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé un vaste partenariat de sécurité dans la zone indo-pacifique, face à la Chine, Londres et Washington s'engageant notamment à "soutenir l'Australie dans l'acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire". Une annonce qui vient torpiller le contrat passé en 2016 entre la France et l'Australie pour 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros), qui prévoyait la fourniture de sous marins conventionnels. Un contrat qui avait été alors qualifié de "contrat du siècle" par le ministre de la Défense de l'époque, Jean-Yves Le Drian. Et les mots conciliants de Joe Biden, qui a qualifié la France de "partenaire-clé", pourraient ne pas suffire à faire avaler la pilule au gouvernement français. Pour le politologue Jean-Éric Branaa, spécialiste des Etats-Unis, cet épisode devrait "laisser des traces". 

 

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Pour le chercheur, l'annonce de mercredi est une conséquence logique de la stratégie américaine en matière de politique extérieure. "On le voit clairement depuis trois semaines, même si ça remonte bien sûr à bien avant, les Etats-Unis sont en train d'amorcer un virage très serré dans leur politique extérieure", explique-t-il. "C'est bien la zone Indo-Pacifique, la mer de Chine, qui est la source de tous leurs intérêts." Et dans cet histoire-là, "...


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