Marine Le Pen s'en prend à Éric Zemmour lors de ses vœux à la presse

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POLITIQUE - Si Marine Le Pen adressait ses traditionnels vœux à la presse ce mercredi 26 janvier, la candidate RN a surtout donné l’impression de s’adresser à quelqu’un qui n’est justement plus journaliste: Éric Zemmour. S’exprimant depuis le quai de Grenelle dans le 15e arrondissement de Paris, la députée du Pas-de-Calais a plusieurs fois fait allusion à la candidature du chef de Renconquête!, mais sans le nommer directement.

D’abord, en “conjurant” les journalistes présents à aller “au-delà des péripéties de campagne”. Une manière de les inviter à ne pas trop en faire sur les ralliements, passés et possiblement à venir, obtenus par Éric Zemmour dans les rangs du Rassemblement national. Marine Le Pen s’est ensuite attelée à tirer à boulets rouges sur la stratégie adoptée par son concurrent d’extrême droite.

“Je n’ai pas souhaité une campagne hémiplégique qui ferait l’impasse sur une problématique quelconque”, a déclaré la présidente (en congé) du RN, expliquant porter un projet qui “englobe les thématiques régaliennes, comme les thématiques quotidiennes”. Une référence à peine voilée aux positions exprimées par Éric Zemmour, qui assumait à l’automne de placer le pouvoir d’achat au second rang de ses priorités, après la question civilisationnelle.

“Immaturité politique”

Ironisant sur la “nostalgie, sympathique mais vaine, de la France des années 60”, Marine Le Pen dit “avoir définitivement rompu avec les provocations qui ont pu être (...) le péché de [sa] famille politique”.

“Ces tentations” (auxquelles céderait le candidat de Renconquête!, NDLR) étaient, et sont je crois, non pas la démonstration d’une force ou d’une dynamique, mais la preuve d’une certaine immaturité politique”, a insisté Marine Le Pen, citant plus loin ceux qui “trouvent dans la brutalité de leur harangue une ivresse de pouvoir factice”. Et de prévenir -alors qu’Éric Zemmour collectionne les propos polémiques: “il n’y aura pas, de ma part, ni de surenchère, ni d’outrance. Il n’y aura pas de course à la radicalité ou au buzz”.

La députée du Pas-de-Calais a aussi un mot sur la promesse d’union des droites formulée par Éric Zemmour. Un projet qu’elle juge “anachronique” et qu’elle oppose à “l’union des Français” à laquelle elle dit aspirer.

Sur le fond, Marine Le Pen a aussi pris le contrepied de l’ancienne vedette de CNews, qui avait profité de ses vœux à la presse pour régler ses comptes avec ses anciens confrères. Dans cette prise de parole, Marine Le Pen a aussi vanté “la liberté essentielle de la presse”, une “condition d’un juste équilibre des pouvoirs”.

Des propos qui peuvent prêter à sourire, lorsqu’on se souvient que les journalistes de Quotidien et Mediapart avaient été privés de leur accréditation lors de son meeting du 1er mai 2017 à Villepinte. Un événement durant lequel les journalistes présents avaient été sommés de ne pas sortir de leur enclos, sous peine de perdre de leur accréditation.

Par ailleurs, et comme le souligne une journaliste de L’Express, Marine Le Pen prévoit dans son programme d’alourdir les sanctions à l’encontre des journalistes en cas de violation du secret d’instruction, mettant en cause l’un des piliers essentiels de la liberté de la presse: le secret des sources.

À voir également sur Le HuffPost: Le déplacement de Zemmour à Calais ne s’est pas fini comme prévu

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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