Marine Le Pen sème le doute sur une candidature en 2027

Marine Le Pen, à la braderie d’Hénin Beaumont le 11 septembre 2022
SAMEER AL-DOUMY / AFP Marine Le Pen, à la braderie d’Hénin Beaumont le 11 septembre 2022

SAMEER AL-DOUMY / AFP

Marine Le Pen, à la braderie d’Hénin Beaumont le 11 septembre 2022

POLITIQUE - Jamais trois sans quatre ? Après plusieurs tentatives ratées pour entrer à l’Élysée, Marine Le Pen reste prudente sur une quatrième candidature en 2027, même s’« il ne faut jamais dire jamais en politique ». Ce vendredi 16 septembre, Marine Le Pen estime dans un entretien au journal Ouest-France qu’« il faudrait vraiment des circonstances exceptionnelles pour [qu’elle] reparte pour une quatrième présidentielle ».

Au fil de ses trois candidatures à la présidentielle, ses scores n’ont jamais cessé d’augmenter : troisième avec 18 % en 2012, elle s’est ensuite qualifiée deux fois pour le second tour avec 21,30 % en 2017 et 23,15 % en 2022. Aux élections législatives la même année, elle fait entrer 88 députés à l’Assemblée. Auprès de Ouest-France, elle se félicite d’ailleurs d’avoir « réussi à faire exploser un plafond de verre » qui freinait jusqu’à présent la progression du RN.

Néanmoins, « il est encore beaucoup trop tôt pour savoir qui portera nos couleurs dans cinq ans. (...) Tout ceci sera réfléchi et discuté le moment venu », évacue l’ex-candidate.

« Elle est la mieux placée »

En interne, pourtant, une nouvelle candidature de la fille de Jean-Marie Le Pen est plébiscitée. Louis Aliot comme Jordan Bardella, tous deux candidats à la présidence du parti, la soutiennent. « Je ne parle pas à sa place mais je pense qu’elle a acquis aujourd’hui une expérience et une légitimité sur le camp national », lançait l’eurodéputé et président par intérim du RN le 4 septembre sur BFMTV. « Je pense qu’elle est la mieux placée pour faire gagner nos idées en 2027 », ajoute Jordan Bardella.

Marine Le Pen a catégoriquement refusé de prendre position sur les deux prétendants à sa succession. En revanche, elle ne cache pas son souhait de voir le parti se rajeunir. « Le rôle de notre mouvement dans les années qui viennent est, d’une part, de concevoir le projet national du XXIe siècle, et, de l’autre, faire émerger une nouvelle élite », expliquait-elle au Figaro le 13 mai dernier, juste avant les législatives. Avant de glisser : « Jordan Bardella me paraît très bien placé pour ce faire. » Pour le parti ou pour 2027 ?

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