Marine Le Pen repousse une de ses promesses majeures à une semaine du second tour de la présidentielle 2017

Adrien Oster
Marine Le Pen ne passera pas, mais...

POLITIQUE - Opération séduction. Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, a affirmé ce samedi 19 avril à Paris que la négociation souhaitée par le FN sur l'Union européenne et l'euro en cas d'accession à l'Élysée de Marine Le Pen commencerait en 2018 et prendrait "plusieurs mois", voire "plusieurs années".

"Marine Le Pen attendra les élections européennes en 2018 dans l'espoir de voir arriver aux affaires nos alliés, notamment en Italie. À partir de là, elle entamera des négociations pour défendre les intérêts de la France sur la suppression des travailleurs détachés par exemple, la primauté du droit français sur le droit européen, la possibilité de faire du protectionnisme et la question de la monnaie", a détaillé devant la presse la nièce de Marine Le Pen.

Dans l'accord scellé entre la présidente "en congé" du FN et Nicolas Dupont-Aignan, est d'ailleurs inscrit que "la transformation de l'euro n'est plus un préalable" pour la réforme de l'économie. "De toute façon, quelle que soit la position des Français sur ce sujet, ils auront leur mot à dire et il y aura un long débat, vraisemblablement peut-être de plusieurs mois, ou peut-être plusieurs années avant que nous prenions cette décision historique", a estimé la députée, qui s'exprimait à l'issue de la conférence de presse.

Prévu dans les six mois, le référendum sur l'UE repoussé

Autre recul flagrant, le référendum sur l'appartenance à l'UE. Marine Le Pen a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour "restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique". À l'issue de cette négociation à laquelle elle accordait six mois, elle prévoyait un référendum sur l'appartenance à l'UE.

Marion Maréchal-Le Pen a rejeté ce délai de six mois: "Je pense que cette position, même sur le plan des traités stricto sensu et du droit, n'apparaissait pas tout à fait réalisable." "Ça sera un long...

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