Marine Le Pen repart en guerre contre les éoliennes

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Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Paris le 9 mars 2021 - Alain JOCARD © 2019 AFP
Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Paris le 9 mars 2021 - Alain JOCARD © 2019 AFP

Une semaine après la tribune de Stéphane Bern contre les éoliennes dans les colonnes du Figaro, qui avait obtenu un large soutien à droite, Marine Le Pen exprime à son tour dans le quotidien son opposition à cette source d'énergie renouvelable.

La présidente du Rassemblement national salue d'abord le travail des associations opposées aux éoliennes et "compatit à la souffrance des Français" impactés par leur installation.

"Il est inconcevable de détruire au nom de l’écologie le cadre de vie de nos concitoyens", dénonce-t-elle.

Pour Marine Le Pen, les éoliennes sont inefficaces, voire contre-productives. Elle critique ainsi leur production intermittente, qui nécessite de "faire fonctionner en support des usines aux énergies fossiles" et met en avant les barrages et les centrales nucléaires comme solutions à privilégier.

Trop de subventions

L'éolien est également trop cher, selon la finaliste de la dernière présidentielle. La France accorde en effet des subventions au secteur éolien, vu comme une solution pour atteindre ses objectifs de transition écologique.

"Pourquoi dilapider plusieurs centaines de milliards d’euros pour un système électrique aléatoire inutile", s'interroge-t-elle, citant un rapport parlementaire qui "conclut que l'installation des éoliennes et leur financement n’avaient pas d’impacts sur la réduction des gaz à effet de serre".

Marine Le Pen s'insurge également contre les éoliennes en mer, particulièrement soutenues par le gouvernement, qui cherche à rattraper son retard en la matière. Une politique qui gonfle selon elle les prix.

"L'électricité éolienne étant subventionnée à des prix 2 fois supérieurs au prix normal sur terre et jusqu’à 6 fois pour les six premières centrales éoliennes en mer, s’ensuit une augmentation notable de vos factures d’électricité", détaille-t-elle.

Des fuites de capitaux

Elle regrette également que cet argent dépensé dans l'éolien, plutôt que de profiter à l'économie française, fuite en fait à l'étranger, notamment dans des sociétés éoliennes allemandes. Un transfert financier d’environ 40 milliards d’euros, estime-t-elle, citant l’ancien directeur général d’EDF Hervé Machenaud.

Face aux critiques, elle dénonce un "procès en extrémisme" et estime que cette "question de bon sens" devrait "dépasser les clivages politiques traditionnels". De fait, le Parti communiste défend également le nucléaire et s'oppose à l'éolien.

Le contre-projet de référendum sur l'écologie présenté en mars par Marine Le Pen en vue de l'élection présidentielle de 2022, contiendra une question sur les éoliennes, une question qu'elle avait déjà soulevé lors du précédent scrutin et répété depuis.

Article original publié sur BFMTV.com