Marine Le Pen a progressé dans les intentions de vote des fonctionnaires

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Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), le 9 mars 2021 à Paris

Les intentions de vote des fonctionnaires en faveur de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2022 sont en hausse par rapport à 2017, même si cette progression est moins marquée que dans le privé, selon une note du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).

Le politologue Luc Rouban a observé "une poussée électorale en faveur de Marine Le Pen et du RN" pour la fonction publique qui est surtout marquante "chez les cadres (de 12% à 18% au premier tour) et chez les employés (de 27% à 32%)", en comparant des données récoltées en avril dernier aux votes de 2017.

Les intentions de vote des policiers et militaires pour la présidente du RN sont quasi-stables, à un niveau élevé (44%, contre 45% en 2017).

La progression du Rassemblement national est cependant moins nette dans le public que dans le secteur privé, notamment chez les indépendants (de 15% à 22%) et les salariés (de 20% à 28%).

Emmanuel Macron, lui, recule chez les fonctionnaires (de 27% à 22%), surtout chez les enseignants (de 33% à 21%) et les cadres (de 34% à 29%), alors qu'il progresse chez policiers et militaires (de 15% à 20%).

Le recul des intentions de vote à droite des fonctionnaires est également marqué (de 26% à 20%), a fortiori dans l'encadrement (de 34% à 24%).

L'étude relève en outre qu'une "demande globale en faveur de la gauche et de l'écologie politique a considérablement augmenté" chez tous les électeurs, surtout chez les fonctionnaires. Mais cette volonté se heurte à "une offre éclatée entre de multiples candidats".

Au premier tour, sur l'ensemble des fonctionnaires, Marine Le Pen est pointée à égalité des intentions de vote avec Emmanuel Macron (22%), suivis de la droite (20%) incarnée principalement par Xavier Bertrand (16%), tandis que la gauche (35%) est éclatée entre de nombreux candidats déclarés ou potentiels (Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Fabien Roussel).

Cette étude, qui s'appuie sur les résultats d'une vague de l'enquête électorale Cevipof/Ipsos/Le Monde/Fondation Jean Jaurès réalisée du 9 au 15 avril, a comparé les réponses de 787 indépendants, de 5.201 salariés du privé et de 2.445 agents des trois fonctions publiques.

Parmi ces fonctionnaires, l'enquête a porté sur 350 cadres, 561 membres des professions intermédiaires et 743 employés, tout en isolant 158 policiers ou militaires et 647 enseignants.

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