Marine Le Pen: "Le camp du mal c'est Daech. Est-ce que Bachar envoie des soldats tuer nos enfants dans nos rues?"

Hortense de Montalivet
"Le camp du mal c'est Daech. Est-ce que Bachar envoie des soldats tuer nos enfants?"

SYRIE - Après une journée à l'actualité internationale mouvementée, la candidate du Front national était invitée à réagir aux frappes américaines en Syrie, vendredi 7 avril sur BFMTV. Au lendemain de la riposte unilatérale décidée par Donald Trump, Marine Le Pen, partisane du dialogue avec Damas et Moscou mais aussi avec le président américain, est écartelée.

"Dans quel camp vous situez-vous?" lui demande donc la journaliste Ruth Elkrief. Comme vous pouvez le voir dans l'extrait ci-dessus, Marine Le Pen tente alors de faire dire à son interlocutrice l'expression de "camp du bien et camp du mal", en référence à "l'axe du mal" de George W. Bush. En vain.

Sans choisir entre la position des États-Unis et celle de la Russie pour répondre à la journaliste, la candidate a justifié son choix d'un "moindre mal" avec Bachar al-Assad face au groupe État islamique, avec cette phrase qui clôt le débat: "Le camp du mal c'est Daech. Est-ce que Bachar envoie des soldats tuer nos enfants dans nos rues?"

Plus tard, la candidate a fait un parallèle entre Assad et Staline. "Pendant la Seconde guerre mondiale, pour éradiquer le nazisme, on s'est alliés avec Staline... Staline! C'est pas rien quand même, a-t-elle affirmé. Un certain nombre de pays européens considéraient qu'Hitler était un si grand danger (...) qu'il fallait (...) s'allier avec Staline pour pouvoir le combattre. C'est cela la politique internationale!"

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