Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle 2022

Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle 2022
Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle de 2022 (Photo: LIONEL BONAVENTURE via Getty Images)

POLITIQUE - Elle rempile pour une troisième candidature. La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a effectivement confirmé, ce jeudi 16 janvier lors de ses vœux à la presse, quelle serait bien la candidate de son mouvement à la prochaine élection présidentielle. Dans deux ans.

“Emmanuel Macron ayant lui-même lancé la campagne présidentielle, je ne le laisserai pas courir tout seul”, a estimé la députée en indiquant qu’elle se “prépare” déjà à cette échéance sans préjuger d’une décision qui appartient au Congrès du parti.

“Ma décision a été réfléchie mais elle est prise”, a-t-elle ainsi déclaré avant de poursuivre: “on ne s’improvise pas Président, on s’y prépare.” De quoi laissé peu de place aux doutes quant à la nature de sa décision.

D’autant qu’à la question de savoir si 2022 serait sa dernière campagne présidentielle, Marine Le Pen a une nouvelle fois laissé échappé quelques indices en déclarant: ”(Si je suis élue), il va bien bien falloir que je me présente pour ma réélection.”

Et si elle avoue donc se “préparer” à cette nouvelle élection, Marine Le Pen jure ne pas oublier les municipales pour autant. Quelques heures avant ses vœux à la presse, la patronne du Rassemblement national avait tancé la décision du gouvernement de couleur politique aux candidats sans étiquette dans les communes de moins de 9000 habitants.

La route passe par les municipales

Une décision qui pourrait, selon les observateurs, servir entre autre à cacher les possibles difficultés de La République en Marche lors de ces scrutins locaux.

“Ce genre de minable manipulation doit être dénoncé! On ne peut pas rayer de la carte les électeurs de 96% des communes françaises, même pour faire plaisir à Jupiter!!”, s’est-elle insurgée sur Twitter. 

 

Les préfets n’attribueront plus de nuance politique aux candidats dans les communes de moins de 9000 habitants, pour les élections municipales de mars, a annoncé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dans un courrier daté du 7 janvier, adressé au président de l’Association des maires ruraux.

Le “nuançage” consiste à attribuer une couleur politique aux candidats ayant déposé une liste “sans étiquette”, par exemple “divers droite”, “divers gauche”, “centriste”... Une pratique contestée par nombre d’élus qui ne se retrouvent pas dans les nuances qui leur sont accolées. Il était jusqu’à présent pratiqué dans les communes de plus de 1000 habitants.

La volonté du gouvernement d’en limiter le champ est critiquée par les oppositions qui soupçonnent l’exécutif de vouloir brouiller la lisibilité des résultats des municipales.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a réfuté jeudi toute “manipulation”. “Il n’y a aucune manipulation en aucune manière sur ce sujet-là”, a-t-elle assuré sur France Inter, en dénonçant “l’interprétation” qui est faite de cette circulaire. 

 

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