Le sous-marin nucléaire « Perle » sera réparé avec l'avant du « Saphir »

Par Guerric Poncet
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Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) « Perle », le 26 avril 2018.
Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) « Perle », le 26 avril 2018.

« La Perle est réparable », a lancé Florence Parly, jeudi 22 octobre. Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA), dont la tranche avant avait subi un incendie très grave le 12 juin 2020 à Toulon durant un chantier d'entretien, devrait reprendre la mer en 2021 ou 2022. « Nous pouvons et nous allons la réparer », même si « le chemin qui s'ouvre devant nous est long et ardu », a reconnu la ministre des Armées, assurant que « cette décision ne sous-estime aucune difficulté » et « sera réévaluée à chaque étape de la réparation ».

Le chantier mobilisera trois cents personnes et devrait durer six mois, à l'issue desquels la Perle achèvera son entretien majeur au point où il avait été stoppé en juin. « La partie arrière est parfaitement intacte », a expliqué la ministre, et « nous allons donc souder l'arrière de la Perle avec l'avant du Saphir », a-t-elle poursuivi. Ce dernier est un autre sous-marin de la même série, désarmé en 2019 dans le cadre du remplacement progressif de la classe Rubis par la nouvelle génération des Barracuda, dont le premier de série, le Suffren, réalise actuellement ses essais à la mer avant son entrée en service. D'ailleurs, cette annonce concernant la Perle, intervient deux jours après celle du succès du premier tir d'essai d'un missile de croisière naval par le Suffren.

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