Le sous-marin nucléaire français «Perle» pourra être réparé

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Le sous-marin d'attaque Perle, ravagé par un incendie en juin alors qu'il se trouvait en rénovation à Toulon, va être réparé, a annoncé la ministre des Armées ce jeudi. Un chantier complexe, mais nécessaire pour rétablir le plus vite possible les capacités opérationnelles de la Marine nationale.

C'est une bonne nouvelle s'est félicitée le cabinet de Florence Parly, la Perle sera sauvée. Et mieux, elle le sera à un prix abordable : 70 millions d'euros pour les armées. Ce chantier, c'est une première pour la Marine, car il faudra deux sous-marins pour en faire un. Concrètement, l'avant de la perle ravagé par les flammes sera découpé et remplacé par l'avant du Saphir, son sister-ship retiré du service il y a un an.

Une opération délicate

Mais tout d'abord il va falloir déplacer le bâtiment sur une barge spéciale de Toulon à Cherbourg là où sont construits les sous-marins et là où œuvrent les soudeurs les plus expérimentés, capables de restaurer la coque épaisse du sous-marin, composée d'un alliage d'acier de plusieurs centimètres et qui permet au navire de résister à la pression des profondeurs.

Ensuite il faudra reconnecter quelque 130 câbles électriques et 70 tuyaux. Une fois la greffe effectuée, le sous-marin repartira à Toulon, mais le calendrier est serré l'opération doit s'effectuer pour la mi 2021, car impérativement il faudra libérer l'espace pour le nouveau sous-marin Barracuda actuellement en construction.

Perle devrait être à nouveau opérationnel pour 2023 et resté en service jusqu'en 2030, une nécessité opérationnelle, le temps de voir les six nouveaux sous-marins d'attaque de la classe Barracuda prendre la mer à leur tour.

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