Marie-Caroline Le Pen : « Les professeurs m’ont mis de mauvaises notes »

Par Florent Barraco
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Marie-Caroline Le Pen en 1988.
Marie-Caroline Le Pen en 1988.

Inviter Jean-Marie Le Pen ou des membres de sa famille dans des émissions de divertissement a toujours été une question délicate. Faut-il s'amuser avec le parti d'extrême droite ? Dans les années 1980, alors que le leader du Front national prend de l'ampleur électorale, la stratégie est à la diabolisation. En janvier 1988, à quelques mois de la présidentielle, Thierry Ardisson reçoit Marie-Caroline Le Pen, l'aînée de la famille dans Bains de minuit ? émission disponible sur la chaîne INA ArdiTube. Aux Bains Douches, elle revient notamment sur sa situation de « fille de ».

« J'ai compris que j'étais la fille de Jean-Marie Le Pen quand j'ai eu 11 ans. On n'a pas été élevées dans une atmosphère de politique à la maison. J'étais dans un lycée BCBG et j'étais de perm. Une jeune fille très soixante-huitarde avec des cheveux rouges m'a lancé : ?Êtes-vous la fille de ce tristement célèbre Le Pen ?? Quelque chose a été différent. » Mais ce sont surtout les professeurs qui vont montrer le plus de mépris, selon la jeune femme. « J'avais de moins bonnes notes, révèle Marie-Caroline Le Pen. C'était des petits détails. Se servir de son statut de professeur pour faire passer ses idées politiques ou pour martyriser une élève, c'est lamentable. »

« Je suis fière d'être sa fille »

« Qu'on traite mon père de nazi, ça ne me fait rien. Je suis blindée. Ça m'attriste et je trouve ça un peu ridicule. Il n'est pas antisémite », explique Marie-Caroline Le Pen, qui avoue ne pas regret [...] Lire la suite