Marie André Belange, journaliste en Haïti: ​​​​​​​«Je ne pars pas sur le terrain sans dire à mes proches où je vais»

Dans une capitale contrôlée par les gangs, informer relève du défi. Et pourtant l'accès à l'information est essentiel pour la compréhension de la situation, faire entendre les voix des victimes des exactions de ces gangs, mais aussi parce que l'information et les médias sont aujourd'hui l'une des seules sources qui relie les Haïtiens à l'extérieur quand il n'y a quasi plus aucune autre activité culturelle possible à Port-au-Prince.

De notre correspondante à Port-au-Prince,

En Haïti, quand on est journaliste, on est confronté à de multiples défis. Mais ces derniers temps, le plus important est celui de la sécurité. Mes déplacements sont limités, et me rendre sur le terrain est très difficile. Je me déplace généralement en moto, car c’est plus facile de s’échapper s’il y a un problème, et lorsque les routes sont bloquées, c’est la seule façon de se rendre dans certains quartiers.

Je ne pars pas sur le terrain sans dire à mes proches où je vais. Et avant de me rendre quelque part, je m’informe sur la zone, ou je me fais accompagner par quelqu’un qui la connaît. Je m’assure d’avoir mon badge et mon matériel de travail pour être clairement identifiée. Même si parfois, des gens se montrent très agressifs envers les journalistes.

À lire aussiHaïti: les clés pour comprendre le chaos sécuritaire

Rapporter les faits et donner la parole aux Haïtiens


Lire la suite sur RFI