Mariage clandestin dans l'Orne: 2000 euros avec sursis requis pour le propriétaire de la salle

S. V.
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"Des clients sont venus à lui sans qu'il les ait prospectés et il a reconnu avoir pris la mauvaise décision" a déclaré son avocate, qui a plaidé la relaxe pour la mise en danger de la vie d'autrui.

Le parquet d'Argentan a requis mardi une amende de 2000 euros avec sursis pour mise en danger de la vie d'autrui à l'encontre du propriétaire d'une salle dans l'Orne, où 150 personnes s'étaient réunies en plein couvre-feu pour fêter un mariage.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, jour de la fin du deuxième confinement mais du début du couvre-feu nocturne, Alexandre L. avait loué à des membres de la communauté des gens du voyage une salle de plusieurs centaines de m2 dans un domaine qu'il avait acheté à Avernes-Saint-Gourgon, afin d'y célébrer un mariage. 

Le parquet a requis 2000 euros d'amende avec sursis pour mise en danger de la vie d'autrui, 350 euros pour ouverture illégale de la salle ainsi que la confiscation du produit de l'infraction, à savoir la somme de 1000 euros, a indiqué à l'AFP la procureure d'Argentan, Florence Sroda.

Cet homme de 50 ans était également jugé en correctionnelle pour ouverture irrégulière d'un établissement recevant du public dans une circonscription en état d'urgence sanitaire. Le jugement a été mis en délibéré au 18 mai. 

"Il a reconnu avoir pris la mauvaise décision" 

Me Océane Dufoix, avocate du prévenu, a plaidé la relaxe pour la mise en danger de la vie d'autrui et demandé une suspension de peine pour l'amende requise pour ouverture non autorisée, compte-tenu de la situation financière précaire de son client.

"Mon client a reconnu ses torts. Il était dans une situation financière inextricable avec des créanciers qui lui mettaient la pression et il s'était vu refuser les aides de l'État à de nombreuses reprises. Des clients sont venus à lui sans qu'il les ait prospectés et il a reconnu avoir pris la mauvaise décision", a indiqué à l'AFP Me Dufoix, précisant qu'il n'y avait "pas eu de location de salle avant les faits pendant la période de confinement ni après pendant le couvre-feu".

Depuis décembre, Alexandre L. a mis en vente le domaine, qui inclut la maison dans laquelle il vit avec sa famille.

Article original publié sur BFMTV.com

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