En marge de son discours à l'ONU, Emmanuel Macron met en garde contre "la partition du monde"

Emmanuel Macron à New York, le 19 septembre 2022  - BFMTV
Emmanuel Macron à New York, le 19 septembre 2022 - BFMTV

Emmanuel Macron persiste et signe. En marge de sa prise de parole à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies ce mardi, son premier discours dans l'hémicycle onusien depuis qu'il a été réélu, le président de la République a, auprès de BFMTV, mis en garde contre "la partition du monde" alors que se posent "quelques questions existentielles pour la communauté internationale" dont "celle de la guerre et de la paix en Ukraine."

Éviter les divisions

Pour lui, l'une des principales priorités du monde occidental est de "réengager des pays qui restent dans une mesure de neutralité" dans le cadre de ce conflit afin de "mettre une juste pression à la Russie."

"Il faut constituer une coalition plus large sur la guerre en Ukraine et agréger des forces du Sud, des puissances émergentes, deux grands continents Afrique et Amérique du Sud plus proches de nos vues. C’est ce qui nous permettra d’éviter à long terme des conséquences directes ou indirectes de cette guerre qui ne seraient pas bonnes pour l’Europe", développe-t-il, toujours auprès de BFMTV.

Le chef de l'État a également évoqué "les Indiens et les pays du Golfe" dans cette volonté d'union. Lors de son discours à l'ONU, celui-ci a d'ailleurs fait un appel plus direct aux pays qui ne prennent pas position.

"Ceux qui se taisent aujourd’hui servent malgré eux ou secrètement avec une certaine complicité la cause d’un nouvel impérialisme, d’un cynisme contemporain qui désagrège l’ordre international sans lequel la paix n’est possible", a-t-il lancé.

"Question de crédibilité collective"

Insistant une nouvelle fois sur cet objectif de ne pas avoir "l'Occident d'un côté et le reste du monde de l'autre", Emmanuel Macron a rappelé que le rapprochement des puissances mondiales était un enjeu à court et plus long terme.

"C'est une grande manœuvre diplomatique qui ne va pas se faire du jour au lendemain, c'est dans les prochaines semaines qu'on en verra le succès. Si on laisse le monde se fracturer, cela pourra poser des problèmes dans la lutte pour le climat", illustre-t-il.

Pour en revenir au conflit ukrainien, le président de la République estime que la réponse de l'ONU est "une question de crédibilité collective." "La priorité est humanitaire, des femmes et des hommes meurent pour leur souveraineté, il nous fait tout faire pour faire cesser cette guerre."

Un chemin vers la paix qui selon lui doit uniquement être fait sous les conditions ukrainiennes auxquelles la Russie devra se plier.

"Nous savons tous que seul un accord respectant le droit international permettra de rétablir la paix. Une négociation ne sera possible que si souverainement l’Ukraine le veut et la Russie l’accepte de bonne foi. Une négociation n’aboutira que si la souveraineté de l’Ukraine est respectée. , a-t-il conclu lors de son discours à la tribune des Nationa unies.

Article original publié sur BFMTV.com