Margaret Atwood, l'auteure qui a anticipé l'Amérique de Donald Trump dès 1984 avec "La Servante écarlate"

Marie-Violette Bernard
Plus de trente ans après la parution de son best-seller, la romancière canadienne connaît un succès grandissant à la faveur d'une adaptation à la télévision et d'une époque où la dystopie – qu'elle a imaginée dès 1984 – paraît de plus en plus présente.

"Les gens pensent que j'ai un niveau de vie digne d'Hollywood depuis que la série [La Servante écarlate] a été diffusée, mais ça n'est pas le cas. En revanche, le livre se vend bien, c'est déjà ça !" Margaret Atwood n'a pas touché le gros lot depuis que l'adaptation télévisée de son roman a séduit les spectateurs du monde entier et remporté huit Emmy Awards. Mais l'auteure canadienne a vu sa popularité exploser : 13 000 articles ont mentionné son nom en 2017, soit sept fois plus que l'année précédente, selon Le Devoir, un quotidien québécois. Alors que la deuxième saison de la série La Servante écarlate est diffusée aux Etats-Unis, mercredi 25 avril, franceinfo retrace le parcours de la reine de la "fiction spéculative".


Nez aquilin, sourire malicieux, pommettes marquées et boucles argentées... À 78 ans, Margaret Atwood semble sortie d'un des contes des frères Grimm qu'elle affectionne tant. Il faut dire que l'écrivaine est (peut-être) la descendante d'une sorcière. Selon une légende familiale, une de ses aïeules a été pendue au XVIIe siècle dans le Massachusetts. Mary Webster, accusée d'avoir pratiqué la magie noire, n'est pas morte sur le coup. "Elle est restée à se balancer toute la nuit et, quand ils sont venus récupérer le corps le lendemain matin, elle était encore en vie", raconte la romancière (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages