Marche contre l'islamophobie : mise en cause de la laïcité ou lutte contre une discrimination?

La manifestation contre l'islamophobie, à l'appel de plusieurs personnalités et organisations comme le NPA ou encore le Collectif contre l'islamophobie en France, doit démarrer  ce dimanche à 13 heures de la Gare du Nord pour arriver vers 16 heures Place de la Nation, avant une dispersion prévue vers 18 heures. Le message initial était de dire "STOP à l'islamophobie", à la "stigmatisation grandissante" des musulmans, victimes de "discriminations" et d'"agressions" dont "l'attentat contre la mosquée de Bayonne (...) est la manifestation la plus récente". Mais depuis l'appel à manifester lancé le 1er novembre dans Libération, quatre jours après l'attaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique se déchire autour de la participation à ce rassemblement.

La notion-même d'"islamophobie" ainsi que l'identité de certains signataires de l'appel ont conduit une partie de la gauche à ne pas s'y associer, au PS ou au PRG, ou encore à relativiser leur soutien initial, comme l'eurodéputé EELV Yannick Jadot et le député LFI François Ruffin.

Pour le JDD, Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain, et Eric Fassin, professeur de sociologie à l'université Paris 8, reviennent sur la polémique.

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"Un piège identitaire"

Par Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain

La marche contre l'"­islamophobie" qui se tient ce dimanche a peu à voi...


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