La marche pour le climat perturbée, ces politiques s'en prennent à la préfecture

Geoffroy Clavel
1 / 2

La marche pour le climat perturbée, ces politiques s'en prennent à la préfecture

L'irruption d'un black bloc au sein du cortège de la marche pour le climat a conduit les forces de l'ordre à asperger du gaz lacrymogène.

POLITIQUE - Après un départ dans le calme (et sous étroite surveillance) depuis le Jardin du Luxembourg, la marche pour le climat a été perturbée ce samedi 21 septembre par des affrontements opposant près d’un millier de militants “blacks blocs” aux forces de l’ordre.

Très tôt, la préfecture de police de Paris a dénoncé des “exactions” commises par des “individus violents”, appelant les manifestants pacifiques à s’en “désolidariser”. Boulevard Saint-Michel, dans le Quartier latin estudiantin situé au cœur de la capitale, les militants d’extrême gauche, dont certains étaient masqués, ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre avant de s’en prendre à une agence bancaire et de mettre le feu à des poubelles.

Les gendarmes ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, ce qui a eu pour effet de scinder le cortège en deux, une partie choisissant de rebrousser chemin. Certains marcheurs qui tentaient de sortir du cortège, dont des personnes âgées et des familles, ont toutefois été contraints de rester sur place, la police barrant l’accès à certaines sorties en procédant à des “nasses”.

À quoi joue la préfecture de police ?

Plusieurs élus présents dans le cortège ont exprimé leur indignation face à ces techniques de maintien de l’ordre, une partie de la gauche radicale accusant Emmanuel Macron de vouloir “gazer” les manifestants pour le climat.

La police encercle les manifestants pacifiques de la marche pour le climat place Edmond Rostand, les empêchant d’évacuer de toutes parts. À quoi joue la préfecture de police ?”, s’est agacé le sénateur et ancien numéro un du PCF Pierre Laurent tandis que le porte-parole d’EELV, Julien Bayou, dénonçait une “scandaleuse atteinte à la liberté de manifester”.

Des enfants sont bloqués. Des femmes paniquent. Des milliers de militants pacifiques sont coincés par une police comme s’ils étaient des délinquants”, témoignait de son côté l’eurodéputé EELV Damien Carême en pointant du doigt Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur.

De son côté, la préfecture de police défendait (...)

Lire la suite sur le Huffington Post

Ce contenu peut également vous intéresser :


À LIRE AUSSI :