Marchés fermés : l'inquiétude des organisateurs après l'annonce d'Édouard Philippe

Les produits frais ne pourront plus être touchés que par le commerçant, avec des gants. / PHILIPPE HUGUEN / AFP

Édouard Philippe a annoncé lundi soir son intention de fermer les marchés en plein air, sauf nécessité impérieuse, créant un vent de panique dans le secteur.

«C'est essentiel pour tout le monde, un marché !» C'est un cri du cœur teinté d'angoisse que pousse ce mardi Monique Rubin, la présidente de la Fédération nationale des syndicats des commerçants des marchés de France (FNSCMF). La veille, au 20h de TF1, Édouard Philippe a annoncé l'interdiction sur tout le territoire des marchés en plein air, sauf dérogation des préfets sur demande des maires quand il s'agit du «seul moyen d'avoir accès à des produits frais» dans un territoire. Alors que les maires concernés commencent à envoyer des demandes de dérogations aux préfets, les professionnels du secteur s'inquiètent des répercussions de l'interdiction.

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27.001 salariés concernés

En France, 6490 communes organisent des marchés alimentaires en plein air, soit une commune sur 16 environ, selon les chiffres de l'Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les métiers de l'alimentation. Au total, 38.536 entreprises vendent des produits alimentaires sur ces marchés, dont 60 % environ pour les commerces de détail de fruits et légumes, d'épicerie et de produits laitiers.

Cela représente 27.001 salariés dédiés aux marchés dans toute la France, sans compter les 59% de chefs d'entreprise qui travaillent sans salariés. «Autant de gens cloués au pilori depuis hier soir», s'insurge Monique Rubin. «Les marchés ont toujours eu une mission d'approvisionnement couplée à une mission essentielle de lien social, s'inquiète-t-elle. Si demain nous retirons cela du cœur de nos villes, c’est dramatique.»

Pour justifier ces interdictions, Edouard Philippe a évoqué les images de Français sur les marchés diffusées en boucle sur les (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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