Le marché de l'ameublement surfe sur le retour des vinyles

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C'est peut-être le paradoxe ultime de l'ère numérique. Alors que les ventes de CD déclinent au profit du streaming, l'industrie du disque vinyle se porte comme un charme et ses chiffres de croissance feraient pâlir d'envie n'importe quelle start-up. En 2019, 4,1 millions de vinyles neufs ont été vendus en France, contre 3,2 millions l'année précédente et seulement 900.000 en 2015. Amorcé depuis une ­dizaine d'années, ce retour en grâce s'explique autant par la qualité audio si particulière du diamant sur le sillon que par une fascination pour l'objet lui-même. Avec leurs larges pochettes à l'esthétique travaillée, les vinyles restent en effet des supports iconiques qui permettent aux mélomanes de littéralement posséder l'objet de leur passion.

Un plébiscite auquel le marché de l'ameublement, qui surfe déjà allègrement sur la tendance vintage, ne pouvait qu'être sensible. Si bien qu'on voit fleurir depuis quelques mois de nombreuses solutions pour ranger idéalement ses disques et ses platines tout en mettant en valeur sa discothèque. Un spécialiste du ­mobilier modulable comme Cubit a lancé cette année sa gamme LP, pour long play, l'expression qui désigne les 33-tours en anglais. Grâce à des modules (de 50 à 77 euros pièce) aux dimensions spécifiques pour loger des vinyles, la marque ­allemande propose à ses clients d'assembler étagères, bacs de rangement et modules hi-fi pour composer un buffet dans lequel on peut même intégrer un amplificateur en ­option. "La tendance...


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