Sur le marché des fleurs, le Kenya file un mauvais coton

franceinfo Afrique
Industrie des plus florissantes, le marché des fleurs kényan a le vent en poupe. Son coût écologique suscite pourtant une critique croissante parmi les pays européens, qui se détournent depuis quelques temps de la fleur africaine. Aux dépens des employés, dont la survie dépend de ce marché.

En matière florale, la réputation du Kenya n'est plus à faire. Le pays est considéré comme l'un des premiers exportateurs de fleurs au monde et le premier producteur de roses à l'international. Il se peut que vous achetiez régulièrement ses bouquets chez la fleuriste en bas de chez vous à l'occasion de la Saint-Valentin ou dans un supermarché pour la fête des mères.

Derrière ces roses aux mille couleurs se cache pourtant une industrie extrêmement polluante, qui appauvrit les sols, assèche les sources d'eau et pollue notre atmosphère via les exportations quotidiennes. Une réalité qui pousse de plus en plus de pays européens à bouder les importations de fleurs kenyanes. Et de nombreux employés du pays, qui dépendent de ce secteur, s'inquiètent de la menace qui pèse sur leur emploi.

Une fine fleur sur le marché mondial

C'est en 1980 que débute la production de fleurs, dans de grandes fermes, notamment autour du lac Naivasha, à 100 km au nord de Nairobi, la capitale. Le Kenya a pour lui un climat très propice à l'horticulture, tempéré et ensoleillé. Il bénéficie également de bonnes liaisons aériennes avec l'Europe et d'une main-d'œuvre peu chère. Le marché de l'horticulture s'y développe d'année en année, jusqu'à devenir désormais incontournable sur la scène internationale : (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi