Comment Marcel Proust s'est inspiré de la clientèle huppée du Ritz pour écrire «À la recherche du temps perdu»

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C'est en observant la faune de l'établissement que l'écrivain, arpenteur de restaurants chics à Paris, a meublé son oeuvre. On célèbre en 2021 le 150e anniversaire de la naissance du grand écrivain (1871-1922) dont À la recherche du temps perdu reste une œuvre majeure du XXe siècle publiée dans la Pléiade en 1954 puis chez Gallimard en 1999. Le 1er juin 1898, il pleut sur Paris. Marie-Louise et César Ritz, citoyens suisses, inaugurent en grandes pompes l'Hôtel Ritz, place Vendôme. Marcel Proust, invité, regarde tout ce beau monde qui se presse dans le salon Psyché au rez-de-chaussée. Les personnages d'À la recherche du temps perdu (sept tomes) sont ici en habits (le smoking n'existe pas encore) et robes du soir, heureux d'être là. Des privilégiés de la haute dont certains membres seront des habitués du bar aux cocktails inédits, du restaurant au plafond bleuté et des chambres et suites au mobilier de style Louis XV: les suites les plus demandées donnent sur la place Vendôme, celle du prince de Galles, grand client, est dotée d'une salle de bains, la première de la grande hôtellerie de luxe en Europe. Qui sont ces gens? Pour la plupart, ce sont des aristocrates ou des rich and famous, aguichés par l'événement parisien arrosé du champagne de la Veuve Clicquot servi dans des coupes de cristal: Boni de Castellane, la comtesse de Pourtalès, la princesse Lucien Murat, le grand-duc de Russie, Calouste Gulbenkian magnat du pétrole, les Gould, les Vanderbilt, les Morgon, la duchesse d'Uzès, le duc et la duchesse de Morny, la princesse de Fürstenberg et l'Aga Khan fier de se proclamer premier client du Ritz. Que du beau monde, titré ou non. Les hommes, ducs, princes et fortunés de la vie ont l'œil sur Liane de Pougy, Émilienne d'Alençon, la Belle Otero. Ces créatures de plaisirs, «les horizontales», sont attendues chez... Lire la suite sur Slate.fr.