Si Marcel Pagnol analysait l’affaire Fillon

On ne parle plus des deux malheureux costumes offerts à l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy...

Topaze est un petit prof de collège privé, viré pour n’avoir pas consenti à relever les notes d’un cancre pour lequel sa baronne de mère a les yeux de l’amour. Devenu homme de paille de Castel-Bénac, un politicien qui pratique l’abus de biens sociaux (exemple-type de périphrase pléonastique), il finit par le virer des affaires qu’il a mises sur pied à son exemple — mais bien mieux que lui : « Je vous ai vu à l’œuvre et je me suis permis de vous juger. Vous n’êtes pas intéressant. Vous êtes un escroc, oui, je vous l’accorde, mais de petite race. Vos coups n’ont aucune envergue… Quinze balayeuses, trente plaques dégoût, dix douzaines de crachoirs émaillés — le jeu n’en vaut pas la chandelle. Quant aux spéculations comme celles de la pissotière à roulettes, ça, mon cher, ce ne sont pas des affaires, c’est de la poésie toute pure. Non, non, vous n’êtes qu’un bricoleur — ne sortez pas de la politique… »

UN ESCROC DE PETITE RACE

Le procès Fillon, presque trois ans après la présidentielle qui a vu sa déconfiture précoce, va enfin se tenir. L’Assemblée demande 1.081.219 euros de dommages et intérêts à François Fillon et Marc Joulaud dans le cadre du procès pour emplois fictifs et abus de biens sociaux intenté au couple François / Pénélope…

On ne parle plus des deux malheureux costumes offerts à l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy. Ni des rémunérations largement fictives versées à ladite Pénélope par

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