Pourchassé par Jürgen Conings, Marc Van Ranst, le virologue "exfiltré" nous parle en exclusivité

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Menacé de mort par Jürgen Conings, le militaire d’extrême droite en cavale, le virologue et épidémiologiste de la KULeuven, qui faisait déjà l’objet d’une protection policière depuis neuf mois, est aujourd’hui retranché dans un lieu secret avec sa famille. Il s’est exprimé par téléphone depuis cette base où il est cloîtré jusqu’à nouvel ordre.

Réputé pour ses coups de gueule contre l’extrême droite et pour le rôle clé qu’il joue aujourd’hui dans le combat contre la pandémie, Marc Van Ranst peut comprendre, dit-il, le phénomène d’un soldat qui souffre de syndrome post-traumatique en revanche, il ne peut admettre la position de ses sympathisants et lutte contre cette haine qui «monte en lui». Le scientifique «exfiltré» se raconte depuis sa résidence surveillée. Il parle du bruit des bottes, pointe un dualisme des tendances politiques qui s’accroît et déplore la normalisation de l’extrême droite, accentuée par l’impunité de l’anonymat sur les réseaux sociaux. «Aujourd’hui ces extrémistes crient très fort et ça a l’air de marcher pour eux. Ceux qui sont contre l’extrême droite ne le clament pas suffisamment. Il faut éviter le silence à tout prix.»

Comment allez-vous ?

Marc Van Ranst. Ça va. Je résiste.

Psychologiquement, comment affrontez-vous quotidiennement ce confinement hors normes?

Nous venons de passer douze ou treize jours quasiment identiques.

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Conings a passé quelques heures près de ma maison. Il était probablement armé, avec les armes dans son véhicule.

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Comment protégez-vous proches du trauma que ce repli imposé va inévitablement provoquer ?

Mon fils Milo est vraiment courageux. Il n’a pas peur. Il suit ses cours en ligne. Et bien sûr il joue sur son Ipad et son mobile. Je pense que ça ressemble un peu à des vacances où le temps serait très moche et où on doit rester dans sa chambre.

Peut-il sortir à l’occasion, aller s’oxygéner ?

Je ne peux vous répondre sur ce point.

Le choc psychologique néanmoins doit être là.

Pour le moment, il n’y a pas de problème. Il ne faut pas oublier que notre maison est sous protection policière depuis juillet 2020. Nous nous(...)


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