Marc Francelet l’agent très spécial de Johnny Hallyday

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Un sens de l’amitié d’un autre âge. Marc Francelet avait été le petit Mozart du journalisme mais c’est sa vie qui s’est mise à ressembler aux pages d’un magazine. Pour protéger ceux dont il connaissait les grandeurs et les faiblesses, ce bavard avait choisi d’être une tombe. Dans «L’aventurier» (éditions du Cherche midi), il passe aux aveux. Johnny, Belmondo et les autres. Des stars et de l’action. Tout d’un grand film

Autour de la table, Johnny le taiseux et Marco le bavard se jettent des œillades en ricanant. « Gin ; c’est con, hein, c’qui t’arrive », lâche le chanteur, air triomphal en abattant ses cartes. La scène est filmée : énième documentaire. Chacun joue parfaitement sa partition. Vu le décor néoprovençal du salon de Marnes-la-Coquette et la longueur du cigare de Marc Francelet, on est à vue de nez dans les années 1990.

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Zoom sur Hallyday qui s’allume un clope et glisse en aparté : « Lui, il a une veine de cocu, moi, je joue bien, tout simplement… » Si Francelet en était là, ce n’est pas qu’il aimait particulièrement perdre aux cartes, ni la lumière, quoique ; c’est surtout qu’il adorait Johnny, ce type « à part, sensible, mais capable de dire qu’il avait inventé la mauvaise foi ». Époque yéyé, country, rhythm and blues, pyschédélique ou cinéma, s’il l’a suivi, ce n’est pas, reconnaît Francelet dans ses Mémoires rocambolesques et savoureux, « par aveuglement ou admiration, mais juste parce que c’était mon meilleur pote ». Avant de se briser, leur amitié, jamais autant dévoilée, va durer cinquante ans.

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Fin des années 1950 : sur le canapé-lit d’un modeste deux-pièces du XVe arrondissent de Paris, le petit Francelet, 13 ans, tourne en rond. Sa mère, coiffeuse, et son père, employé dans un cabinet d’architecte, triment pour faire de lui un prince. On lui trouve une nounou : Christian Blondieau, dit Long Chris, fils de la couturière. Avec sa dégaine de hippie et ses longs cheveux noirs, il en jette, mais pas autant que ce grand blond de 17 ans que tout le monde appelle déjà Johnny,(...)


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