Marc-André Selosse et Gilles Bœuf sur la crise écologique : « Enseignons mieux les sciences du vivant »

© Stéphane Ferrer/Hans Lucas via AFP

Climat, crises sanitaires, biodiversité… Dans une époque anxiogène, nous payons des choix et des activités économiques passés. Mais donnons-nous à nos enfants des outils pour éviter de reproduire ces erreurs et vaincre l’éco-anxiété ? Nous alertons : NON, nos enfants ne seront pas mieux armés. Pourtant, une solution globale existe, qui couvre aussi les crises à venir – des perturbateurs endocriniens issus des plastiques aux pollutions des métaux lourds. Une solution simple : comprendre ce que signifie être vivant ; comprendre que cela implique des liens avec d’autres organismes vivants et les écosystèmes produisant ce que nous consommons ; comprendre que le vivant est en évolution. Ces bases d’écologie et de science de l’évolution ne sont pas assez enseignées à nos enfants ! Pourtant, avec elles, on passerait de l’anxiété à l’action.

Remanions l’enseignement des sciences du vivant et de l’environnement : la Fédération BioGée, qui réunit cinq académies, le Muséum national d’histoire naturelle et une cinquantaine de sociétés de scientifiques et d’enseignants, a remis un mémoire en ce sens au ministère de l’Éducation**.​

Actuellement, l’école primaire n’offre que deux heures hebdomadaires de sciences, pas toujours effectuées. Les professeurs des écoles sont peu préparés à enseigner le vivant. Il faut les aider en s’appuyant sur ceux qui ont une formation en biologie, ou grâce à des volontaires venus du secondaire. Un programme pédagogique ambitieux doit expliquer à nos enfants ...


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