Élections législatives en France, l’interminable débat sur le mode de scrutin

Les règles d’attribution des sièges à l’Assemblée nationale en France n’ont pas évolué depuis la fin des années 80. Le code électoral institue un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Depuis plusieurs années, dans le débat politique, il est remis en cause, accusé de ne pas représenter l’ensemble des tendances politiques du pays. Changer le mode de scrutin s’avère être une option politique difficile et polémique.

Scrutin majoritaire contre représentation proportionnelle ? La question est récurrente dans le débat politique français. On reproche au scrutin majoritaire uninominal à deux tours de donner l’avantage aux grands partis, et notamment de privilégier le parti présidentiel. Autre critique, certains courants d’opinion estiment être mal représentés à l’Assemblée nationale. Pourtant, rien ne bouge.

Le scrutin majoritaire uninominal à deux tours

Au total, 577 députés sont élus. En 2017, La République en Marche, le parti présidentiel, avait obtenu, au premier tour, 28,21% des voix. Le parti d'Emmanuel Macron a emporté 308 sièges, soit plus que la majorité absolue fixée à 289 députés. On évoque parfois un scrutin brutal qui donne à la tendance recueillant le plus de voix, un nombre de sièges très important. Le passage au quinquennat et l’organisation des élections des législatives dans le mois suivant l’élection présidentielle a également renforcé cette tendance. Le Front national avait quant à lui obtenu 13,20 % des voix lui permettant de se maintenir dans 120 circonscriptions, contre 61 en 2012 au premier tour. Il n’obtiendra que 8 sièges. Une situation qui, selon les responsables politiques du parti, illustre le défaut de représentativité du mode de scrutin.

1986, la manœuvre Mitterrand


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