Manuel Valls : « La gauche a sombré par paresse »

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En 2016, Manuel Valls avait parlé, à gauche, de positions « irréconciliables ». Quelques jours après une nouvelle polémique sur les réunions en non-mixité, la « fracture irrémédiable » semble plus ouverte que jamais. L'ancien Premier ministre reproche à une certaine partie de la gauche d'avoir délaissé les valeurs communes, la nation, le « plébiscite quotidien » de Renan, pour devenir une « addition de minorités », sous la pression de la culture américaine.

Face à la fonte de son électorat prolétaire, la gauche a, selon l'ancien maire d'Évry, « cherché son salut dans un nouveau prolétariat qui serait incarné par les immigrés ou les musulmans, vus à tort comme une masse informe ». Il cite l'islamo-gauchisme pointé par Taguieff au sein du Parti travailliste britannique, et égratigne son pendant français, Edwy Plenel, instigateur d'une pensée qui rend possible « des alliances terribles » avec l'islam politique. Il fustige même une gauche « prête à excuser ceux qui ont tué les journalistes de Charlie Hebdo ».

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Cette proximité avec l'islam politique, et les thèses du monde arabo-musulman, ont également favorisé la montée de l'antisémitisme. Il fut là encore l'une des rares voix, dans son camp, à s'en émouvoir. « Une partie de la gauche a eu du mal à le dénoncer parce que ça venait de la gauche », explique-t-il. Un antisémitisme qui n'est plus l'apanage de l'extrême droite, mais qui est accompagné par l'extrême gauche et la gauche « par haine d'Israël ». Et Manuel [...] Lire la suite